Inauguration de la route communautaire CU9 : « Un symbole fort de la volonté du Burkina d’avancer sur le chemin de la prospérité », Eric Bougouma

Longue de 153, 3 km, la route communautaire CU9 (Koupéla-Bittou-Cinkansé frontière du Togo) a été inaugurée ce jeudi 21 mars 2018 à Tenkodogo en présence du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Cette route est un instrument de facilitation du transport le long du corridor routier Lomé-Ouagadougou.

Le désenclavement des régions du Burkina Faso et le développement des infrastructures routières voulu par le gouvernement burkinabè est en marche. C’est ce que l’on peut dire après l’inauguration de la route communautaire CU9 (Koupéla-Bittou-Cinkansé frontière du Togo) qui est intervenue ce jeudi 21 mars 2018 dans la région du Centre-Est notamment dans la commune de Tenkodogo. Il s’agit d’une route longue de 153,3 km dont la réhabilitation et le renforcement ont été confiés à l’entreprise SOROUBAT. L’origine du projet qui a coûté 100 milliards de francs CFA à en croire le ministre des Infrastructures, Eric Bougouma, se situe dans la vile de Koupéla (intersection RN04-RN16) et la fin est la frontière du Togo. Il confie que sur les 100 milliards de francs CFA, 82 milliards ont été consacrés aux travaux routiers proprement dits et 18 milliards ont été consacrés aux travaux connexes y compris l’appui à l’administration publique. Le projet d’après lui, vise entre autres le désenclavement interne et externe du Burkina Faso à travers le développement des infrastructures routières et l’amélioration de la chaîne logistique de transport.
Son point de vue est partagé par le représentant pays de la Banque africaine de développement (BAD) au Burkina Faso, Pascal Yembilim qui déclare que cette route est un instrument de facilitation du transport le long du corridor routier Lomé-Ouagadougou qui fait partie des axes prioritaires du réseau communautaire de l’UEMOA. Son utilisation va transformer l’économie de la capitale de la région du Centre-Est et avec elle toute l’économie du Burkina Faso a-t-il indiqué.


Il sera soutenu par le « bulldozer » qui relevant l’impact du projet, parle de création de 3 000 emplois directs dont environ 2 500 emplois locaux ; l’amélioration des conditions de vie des femmes ; l’accroissement de revenus des ménages ; l’amélioration de la sécurité routière ; l’accroissement de volume des échanges inter Etats ; etc. Au regard de ce que l’on peut qualifier d’impact positif, Pascal Yembilim estime que cette nouvelle route est un symbole d’intégration sous régionale ; un symbole de rapprochement des populations ; un symbole de liberté et de la volonté d’entreprendre, d’ouverture et de modernité. « C’est aussi un symbole fort de la volonté du Burkina Faso d’avancer sur le chemin de la prospérité » a-t-il soutenu.

Thierry AGBODJAN

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