La justice, à quoi ça sert ?

La Justice est tout d’abord un principe moral, une valeur : être juste, c’est traiter tout le monde de la même manière et lutter contre tout ce qui est contraire à l’équité. Au Burkina Faso, pour respecter ce principe, c’est l’État par l’intermédiaire des représentants élus par le peuple, qui définit ce qui est juste dans les lois qui sont à la base du droit. La Justice c’est aussi une institution, un service public accessible à tous, organisé par l’État pour faire respecter le droit. Elle est rendue par les juges dans les palais de Justice, et elle a son propre ministre : le Garde des Sceaux. Le but de la Justice, en tant qu’institution, c’est de permettre à tout le monde de continuer à vivre ensemble, dans le respect de chacun, et en paix.
Les choses se bloquent au niveau de la médiation. On a une initiative privée de négociation (médiation) pour les représentants de chaque partie. Elle regroupe neuf (9) personnes. Au début toutes les parties avaient toutes accepté de discuter entre elle sans demander de mandat mais coup de théâtre après la rupture ou du moins la suspension des négociations, une partie est revenue pour demander désormais qu’on donne un mandat officiel à l’équipe de médiation de l’autre partie avant qu’elle ne discute avec les représentants. Y a t il bonne foi ? Les ingrédients d’un échec sont tout à fait programmés ou encore c’est l’échec total. Nous sommes dans un cadre de discussion entre partis politiques et donc je crois finalement qu’il n’y a pas de crise au Burkina. Il n’y a que des leaders politiques qui veulent chacun aujourd’hui tirer la couverture de son côté et convaincre le maximum de personnes possibles parce que dans un an et demi au maximum on aura une élection présidentielle au Burkina Faso. Les uns et les autres sont donc entrain de faire le jeu pour avoir donc la possibilité de se faire élire. Si éventuellement on prend des engagements du coté de l’opposition ou de la majorité et qu’on officialise d’un commun accord et qu’à la suite l’on n’appliquer pas, un problème de droit se pose. Les trois médiateurs sont entrain de faire un acte de bonne foi. Si les hommes politiques veulent conquérir le pouvoir d’Etat, ils devraient se battre sur le terrain politique à travers les urnes qui les départagerait en 2015. Préservons la paix. Pour le moment, on attend de voir quelle sera la solution que va trouver le président Jean Baptiste afin de ramener tout le monde sur la table de négociation parce que si les uns et les autres campent sur leur position cela veut dire que la médiation a échoué tout simplement et il va falloir trouver une autre voie de négociation (pourvu qu’on puisse préserver cette paix si chère aux Burkinabès). Il faut le dire clairement qu’il n’y a pas de crise au Burkina, ce sont des hommes politiques qui sont divisés, chacun veut le pouvoir et nous, civils, citoyens libres de nos pensées, voterons qui nous voulons en 2015 et la vie continue au Burkina Faso. Pour ceux qui n’ont pas encore eu leur carte d’électeur pensez à vous faire enrôler en temps opportun.

Dieudonné LANKOANDE

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