Autonomisation des femmes et jeunes filles en milieu rural : L’ASFUD en fait son cheval de bataille

L’Association Song-Taaba des Femmes unies pour le Développement (ASFUD) a officiellement lancé son projet de promotion sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et jeunes filles en milieu rural. La cérémonie de lancement de ce projet a eu lieu le vendredi 20 novembre 2020 dans la commune de Tanghin-Dassouri, à une quinzaine de kilomètres, à la sortie ouest de la capitale burkinabè.

L’Association Song-Taaba des Femmes unies pour le Développement (ASFUD) intervient au Burkina Faso depuis 1998 en œuvrant pour le bien-être des femmes, des enfants et partant, de toute la population. « Nous voyons que lorsqu’on parle des conditions des femmes en général et en milieu rural, cette question est encore plus complexe. Les jeunes femmes, jusqu’à nos jours, n’ont totalement pas cette facilité de se faire entendre. Sur le plan économique, ce n’est pas simple ; pareil sur le plan politique », a regretté Claire Rouamba/Ouédraogo, présidente de l’ASFUD.

Partant de ce constat, l’ASFUD travaille à ce que les femmes puissent bien s’intégrer dans le vie de la commune, qu’elles puissent participer au développement de la commune, partant, du Burkina Faso, à en croire la présidente de l’association. « Les femmes sont au centre des actions de développement de leurs localités mais ne sont pas prises en compte dans des projets de développement. L’ASFUD travaille à ce que les voix des femmes puissent compter et porter pour le développement », a-t-elle ajouté. Aussi, l’association, faut-il ajouter, fait des plaidoyers auprès des autorités communales, pour la prise en compte des femmes et des jeunes filles dans les projets de développement.

Claire Rouamba/Ouédraogo, présidente de l’ASFUD

Ce présent projet d’une durée d’un an, va consister d’abord, à former 30 femmes et jeunes femmes sur l’égalité des sexes et sur l’autonomisation financière. Une formation qui devrait faire tache d’huile car les 30 femmes bénéficiaires du projet vont mener des sensibilisations dans 5 villages concernés par le projet en vue de permettre aux femmes de ces localités de bénéficier des actions de ce projet. Des manuels (cahiers de participants) sur les actions de l’ASFUD traduits en langue locale, seront rédigés et mis à la disposition des femmes. Ces cahiers de participants resteront dans les villages qui ont bénéficié du projet et seront des références pour les jeunes femmes qui sont alphabétisées, de sorte à leur permettre de se ressourcer et comprendre les mécanismes à mettre en œuvre pour exceller dans un domaine donné.

Les bénéficiaires ont accueilli le projet avec « joie »

Bagd Naaba Koutou, principal bénéficiaire de ce projet

Lassané Tiemtoré, maire de Tanghin-Dassouri, par sa présence au lancement de ce projet, entend apporter sa « petite contribution » pour soutenir « cette association (ASFUD) qui travaille en droite ligne des actions de développement ». Il a invité l’ensemble des tous les partenaires, les ONG qui peuvent soutenir des associations telles qu’ASFUD à le faire pour que leurs activités puissent prendre de l’ampleur et toucher le maximum de personnes pour susciter le développement inclusif.

De son côté, le Bagd Naaba Koutou, principal bénéficiaire de ce projet qui interviendra dans son village, s’est réjoui du choix porté sur son village. « C’est avec joie que nous accueillons ce projet. Quand vous observez le monde, vous constatez que les femmes souffrent énormément. Ce projet vient un peu soulager cette souffrance et nous en sommes très fiers », s’est-il réjoui. Il estime que c’est un projet qui va développer la jeune fille, la femme et, au-delà, le Burkina Faso. Il appelle donc les femmes et jeunes filles qui seront bénéficiaires du projet à s’impliquer pour une mise en œuvre réussie qui va contribuer à leur émancipation économique, politique et sociale.

Paul Ismael Ouedraogo

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