Avis de recherche : Gouem Abdoul Sakour est-il mort ou vif ?

Dans la région du Centre-Est du Burkina Faso, dans le Boulgou plus précisément dans la commune rurale de Boussouma a eu lieu des agissements des groupes d’auto défense communément appelés Koglweogo ou Initiatives locales de sécurité. Selon notre correspondant sur place dans le village, un certain Gouem Momini aurait été violemment torturé le 16 décembre 2016 par les Koglweogo pour une histoire de terre qui remonte depuis 3 ans et aujourd’hui accusé de vol de bétails. Ce problème oppose Gouem Momini à son demi-frère Gouem Laré par ailleurs chef des Koglweogo dans la localité. Ce dernier aurait ordonné à ses hommes de l’arrêter.  Gouem Momini a donc été ligoté, torturé et conduit plus tard au commissariat de police de Garango. Gardé dans les locaux de la police, celle-ci lui signifiera qu’elle ne peut pas assurer sa sécurité sous prétexte qu’une grande masse de personnes lui en veulent. Depuis ce jour, personne n’a les nouvelles de Gouem Momini.

Le jeune Gouem Abdoul Sakour disparu depuis 2014

Cette nouvelle disparition nous rappelle celle du jeune homme Gouem Abdoul Sakour né le 10 juin 1997, disparu depuis 2014. En effet, Gouem Momini est l’oncle direct du jeune disparu. En rappel, c’est un problème familiale (terre, héritage, vengeance…) ayant pris une ampleur nationale opposait Gouem Abdoul Sakour à Gouem Laré (occultiste et grand agriculteur). Ce dernier a des relations un peu partout dans le pays. Ce problème a fait l’objet de publications dans nos précédents articles en 2014 dont la suite est connue de tous. Aujourd’hui, Gouem Abdoul Sakour est recherché par la police sur le territoire national mais aussi et surtout par ces groupes d’auto défense (Koglweogo), qui, imposent leur loi dans les villages. Les chefs Koglweogo profitent de leur pouvoir ou autorité pour piller injustement la population ou régler leur compte personnel. Le plus inquiétant est la défaillance ou le laxisme de l’Etat face à ces milices rurales et leurs exactions considérées malheureusement comme police de proximité. Les tortures et autres violences morales constitue des violations des droits humains. La question que tous se pose aujourd’hui est de savoir si Gouem Abdoul Sakour est mort ou vif.

Paul Ismaël Ouedraogo

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