Justice internationale : « Les critiques sur la CPI nous prouvent toute son importance » Dr Émile Ouedraogo

La dernière journée de commémoration du 20ème anniversaire de l’ adoption du Statut de Rome s’ est tenue ce samedi 06 octobre 2018 à Ouagadougou. C’est avec une conférence publique sur le thème :« bilan et perspectives de la Cour Pénale Internationale, au regard du statut de Rome et du contexte africain» que s’ est close la commémoration de cet anniversaire. Le président exécutif du CADIPH Émile Ouedraogo dans son allocution à réaffirmer l’ engagement du son ONG à promouvoir le droit pénal international et le droit humanitaire.

Le Centre Africain du Droit International Pénal et du Droit Humanitaire (CADIPH) en collaboration avec l’ Institut Supérieur de Sécurité Humaine (ISSH) à bouclé sa série de conférences sur le 20ème anniversaire du Statut de Rome. La cérémonie à connue l’ intervention de plusieurs officiels venus des 4 coins du monde et la participation de nombreux étudiants. Les étudiants restent justement le public cible du CADIPH à en croire son premier responsable.

Une vue des participants

Le centre, premier du genre en Afrique francophone se fixe pour objectif de promouvoir le droit international pénal et le droit humanitaire. Cette cérémonie commémorative est une occasion de faire le bilan des 20 ans d’existence de la cour de justice internationale.

Le fait qu’ elle fasse l’ objet de plusieurs critiques prouve selon le professeur de droit toute son importance. C’ est la seule juridiction internationale à vocation universelle. Cette vocation n’ est pas effective selon Émile Ouedraogo car il reste encore des États majeurs qui n’ ont pas ratifié le traité de Rome comme les USA, la Chine et la Russie. Il est nécessaire, dit – il, de renforcer cette cour afin qu’ elle puisse être non seulement universelle et aussi que ses activités puissent s’ étendre sur le monde entier.

Le représentant du Ministre de la justice

La cérémonie a connue également la participation du ministère de la justice burkinabè.
Le gouvernement a traduit ses reconnaissances aux responsables de la CADIPH par la voix du représentant du Ministre de la justice. Pour lui, cette cérémonie commémorative traduit l’ engagement indéfectible du centre à vulgariser le droit international pénal et le droit humanitaire à travers la présentation des contours de la justice pénale internationale en général et de la CPI en particulier. Il ressort également pour lui que la CPI est un signal fort de la communauté internationale face aux violations ignominieuses des droits de l’ homme.

Le CADIPH veut commencer officiellement ses activités dans un an. Par ces activités, les responsables du centre entendent promouvoir et vulgariser le droit international pénal et le droit humanitaire.

Nourdine CONSEIBO
nconseibo@gmail.com

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