Littérature : “Moah le fils de la folle” une histoire émouvante raconté par Clément Zongo

Le monde littéraire a eu l’honneur ce samedi 2 février 2019 d’accueillir, au cours d’une cérémonie de dédicace “Moah le Fils de la Folle” le premier roman de Alexis Pengdwendé Yameogo alias Clément Zongo. Comme son titre l’indique, l’oeuvre parle de l’enfance difficile de Moah. Le personnage principal est un enfant dont la mère souffre de troubles mentaux.

Moah le Fils de la Folle a obtenu le grand prix littéraire de la Semaine Nationale de la Culture en 2018. Son auteur Clément Zongo, jadis chroniqueur dans un médias de la place est journaliste de formation. Il est à sa première expérience dans le domaine de la publication.

La couverture du livre

Dans la présentation de l’oeuvre, le Pr Yves Dakio sémiologue à l’Université Ouaga I Pr Joseph Ki Zerbo, a tenu à souligner le talent de l’homme et le caractère émouvant de l’oeuvre.
A ce propos, il dit ceci: “L’ouvrage comporte deux parties. La première partie est consacrée à l’enfance malheureuse. Elle décrit les affres de cette enfance et correspond à ces périodes où le couple (Moah et sa mère) prend ses quartiers dans la rue.
La seconde partie raconte l’ascension du fils de la folle vers le savoir et vers le pouvoir puisque le fils va terminer sa carrière en étant une sommité scientifique internationale et en étant également un homme politique remarquable qui est adulé par son peuple”.

Pour le parrain de la cérémonie Pierre Anselme Nikiema, l’oeuvre est une peinture de la société dans laquelle nous vivons. Il affirme pour ce faire: ” qu’au delà de la fiction, cette oeuvre est une copie de la réalité, la vérité d’un monde en quête de valeurs et de sens. En effet, Moah le fils de la folle dit que le destin implacable d’une existence persécutée, ridiculisée, abandonnée peut être surmontée”.

En gros, pour lui, dans un style empreint de compassion, l’auteur pousse ses lecteurs dans un labyrinthe ou le retour semble impossible ou le défie ne semble qu’être surmonté ou chaque niveau de vie est un espoir.

Une vue des participants

L’auteur nous confie par ailleurs que l’oeuvre est le fruit d’une expérience vécu à Kaatr-yarr (un quartier de la ville de Ouagadougou).
“Moah le fils de la folle est une histoire tellement vraie que je l’ai écrit avec le coeur. J’avoue que j’ai versé des larmes en l’écrivant, parce que le jour où j’ai vu cet enfant (Moah) passer de main en main, à Kaatr-yarr, j’ai failli pleurer. Quand je suis rentré chez moi, je n’ai pas dormir, car, je n’ai pas pu faire quelque chose pour cet enfant. C’est ainsi donc, ma façon à moi de me racheter en écrivant cette oeuvre”.

Le monde de la littérature a fortement apprécié ce qu’il a comparé à une nouvelle naissance. Il ont déploré dans le même temps la “Phobie” des burkinabè du point vue général pour la lecture.
Moah le fils de la folle coûte la somme de 5000 FCFA et est disponible dans toutes les librairies du Burkina Faso.

Nourdine CONSEIBO
nconseibo@gmail.com

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