Journées Locales Intercommunales 2018 : « La bonne gestion du foncier est la matrice du développement», dixit Dissan Boureima Gnoumou, Maire de Houndé

La Mairie de Houndé en collaboration avec le projet ProSol a organisé ce jeudi 29 novembre 2018 les Journées Locales Intercommunales (JOLICOM) au profit des instances foncières. L’événement est placé sous le parrainage de Monsieur André Anatole Yaméogo, Directeur Général du Foncier de l’Organisation et de la Formation du Monde Rural DGFOMR. Au cours de la cérémonie, monsieur le Député/Maire Dissan GNOUMOU, a estimé que le développement repose sur la bonne gestion du foncier.


Placée sous le thème : « Appui sur la dynamisation des instances foncières locales », cette rencontre de concertation s’est voulue être un cadre d’échanges et de partages de connaissances et d’expériences sur les questions foncières. Ce sont donc les instances foncières (Commission Foncière Villageoises CFV, Commissions de Conciliations Foncières Villageoises CCFV, Conseils Villageois de Développement CVD etc.) des communes de Houndé, de Béréba, de Karangasso-Viguè, de Koumbia, de Lena et de Satiri qui se sont retrouvées ce jeudi dans la ville de Houndé en vue d’échanger et de partager leurs expériences sur la mise en œuvre de leurs mandats dans le cadre de la loi foncière. Cet événement intervient dans un contexte de méconnaissance des lois et des bonnes pratiques réglementant la gestion du foncier.

Dans un contexte où les conflits fonciers sont croissants du fait de la méconnaissance des lois régissant la gestion des terroirs, cette journée intervient comme un palliatif qui vise entre autres objectifs de sensibiliser et de former les participants en vue de les prémunir à la conciliation et la prévention des conflits fonciers. Il s’est donc agi pour les organisateurs de diffuser la bonne information qui est celle de la loi 034 adoptée le vendredi 24 juillet 2009 mais également de faire le bilan des acquis des instances foncières locales en termes de bonnes pratiques ; depuis leur mise en place avec l’accompagnement de la coopération allemande dans le cadre du Projet « protection et réhabilitation des sols dégradés et renforcement des instances foncières locales » (ProSol).

Une vue des personnalités invitées

A en croire le conseiller technique de la GIZ chargé des questions foncières, Sanou Bala Wenceslas, cette journée « met au cœur des échanges, les instances foncière locales que le PROSOL contribue à accompagner dans la mise en œuvre de la loi foncière au Burkina Faso». Quant au parrain, il dit être satisfait des résultats des travaux que les instances leur ont présentés. Il ressort également pour lui qu’en dépit des innombrables acquis engranger, il reste une panoplie de difficultés à résoudre. Il affirme à ce propos : « les communes sont confrontées à de nouvelles responsabilités et n’ont pas assez de moyens pour mettre en œuvre ce que la loi prévoit dans la mise en place des structures».

La DGFOMR estime cependant que les difficultés ne sauront faiblir les efforts fournis. C’est pourquoi préconise-t-elle, que les communes doivent développer des initiatives innovantes et en accords avec leurs ressources en vue de respecter scrupuleusement ce que la loi prévoit dans la mise en place des structures et dans la gestion foncière. Il dit pour ce faire, d’exhorter les participants à la solidarité de sorte que les communes puissent se soutenir mutuellement dans la gestion du foncier. « La bonne gestion du foncier est la matrice du développement». C’est ce qu’a affirmé le député/Maire de la commune de Houndé.

Une séance de formation

En outre, Le député maire a dit s’attendre à ce que cet événement soit le lieu de fédération des forces et des idées des différentes communes dans le noble but de bâtir le socle du développement durable à travers une gestion efficiente des questions foncières. C’est aussi pour lui une occasion de contribuer à la sensibilisation et à la formation des populations sur la loi régissant la question foncière.

 

Pour Millogo Francis, cultivateur à Lena et participant à cette première édition, ce fut l’occasion pour lui d’acquérir des connaissances et de partager ses expériences sur la question. Il dit avoir appris au cours de cette journée que « tout burkinabè sans distinction aucune à droit à la terre». Il dit souhaiter par ailleurs que ce genre d’événement se tienne sur toute l’étendue du territoire burkinabè afin que plus jamais, on ne parle de « conflits fonciers et de vente illicite de terrain». Pour les organisateurs, les échanges ont été fructueux et enrichissant au profit des participants.

Nourdine CONSEIBO

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