5e journées de dermatologie de Ouagadougou : « Peau et médicament » au menu des réflexions des dermatologues

Les 5e journées de dermatologie de Ouagadougou organisées par la Société burkinabè de dermatologie d’esthétique et de cosmétologie (SOBUDEC), ont ouvert leur porte le jeudi 12 octobre 2017 à Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture desdites journées présidée par le conseiller technique du ministère de la santé, Pr. Issa Kabré représentant le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique et de l’innovation de même que le ministre de la Santé a été l’occasion pour ce dernier de rappeler que pendant deux jours, les spécialistes de plusieurs pays vont partager leurs expériences en matière de prise en charge des toxidermies et de proposer des solutions pour une meilleure santé des populations.

« Peau et médicament », c’est sous ce thème que la Société burkinabè de dermatologie d’esthétique et de cosmétologie (SOBUDEC), a placé les 5e journées de dermatologie de Ouagadougou. Il ne s’agit pas d’un thème anodin, car il abordera les liens existants entre la peau et l’allergie, la peau et les médicaments, les pratiques cosmétiques et esthétiques de même que la peau et le médecin interne, a confié le président du comité d’organisation de ces journées le colonel Pr Pascal A. Niamba. Il estime que la thématique concerne tout praticien de santé, tout prescripteur ou auto prescripteurs ; car au-delà des bienfaits des médicaments peuvent tout aussi s’observer des effets non désirés. C’est un avis qui est largement partagé par le président de la cérémonie d’ouverture desdites journée le conseiller technique du ministère de la santé, Pr. Issa Kabré représentant le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche scientifique et de l’innovation de même que le ministre de la Santé. Il confie que le thème est d’une importance capitale pour tout dermatologue, voire tout médecin prescripteur de médicaments. Il justifie donc ses propos par le fait que les réactions cutanées sont les plus fréquents des effets indésirables des médicaments notifiés aux centres de pharmacovigilance, soit environ 25% des notifications spontanées d‘accidents médicamenteux. A l’en croire, elles compliqueraient suivant les sources jusqu’à 8% des traitements hospitaliers, motiveraient 1,5% des hospitalisations dans les services de dermatologie français et 1% des consultations de dermatologie en milieu hospitalo-universitaire. Pour ce qui est de notre contexte, le président du comité d’organisation confirme que le patient est souvent lui-même le prescripteur d’où la pratique de l’automédication. « Les médicaments sont à disposition sans toujours une traçabilité et l’utilisation des médicaments de la rue, sont des particularités qui compliquent les estimations » a-t-il indiqué. Le conseiller technique du ministre de la santé quand à lui, voit donc dans la tenue des journées en question, une table ronde qui offrira l’occasion aux spécialistes venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Niger, du Sénégal, du Togo et bien sûr du Burkina Faso, un espace de partage d’expérience en matière de toxidermies, dans le but de proposer des solutions pour une meilleure santé des populations. Il pense que les médecins généralistes trouveront également leur compte dans la tenue de la table ronde qui va durer 48 heures, soit du 12 au 13 octobre 2017.
Sans oublier la Société burkinabè de dermatologie d’esthétique et de cosmétologie initiatrice des journées, Pr. Issa Kabré pense qu’il s’inscrit résolument dans un processus de formation continue.

Thierry AGBODJAN

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