Assurance maladie au Burkina : Signature d’un accord de partenariat entre la CNAMU et la CNAM

Dans le cadre de la vulgarisation de l’assurance maladie au profit des populations ivoirienne et burkinabè, les deux pays ont signé ce jeudi 28 mars 2019 à Ouagadougou un accord de partenariat et de coopération. La signature s’est faite entre la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie de Côte d’Ivoire (CNAM) et la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie Universelle du Burkina Faso (CNAMU). Plus de 90% des populations des deux pays ne bénéficient pas de cette assurance.

La délégation ivoirienne de la (CNAM) présente dans la capitale burkinabè a signé un accord de partenariat et de coopération avec la (CNAMU) du Burkina Faso. Cette signature qui intervient dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux pays devra permettre de vulgariser l’assurance maladie à toutes les couches sociales. Le Burkina Faso qui est à sa toute première expérience dans l’application de cette politique sanitaire compte apprendre aux côtés de la Côte d’Ivoire qui a déjà lancé un projet pilote sur la question depuis avril 2017.

Une vue des participants à la cérémonie

Le Directeur général de la CNAM, Karim BAMBA affirme à ce propos :” il s’agit pour nous d’échanger nos expériences et nos bonne pratiques pour la réussite de ce projet commun que nous sommes en train de conduire dans nos différents pays”. Le projet vise également à étendre le processus pour toute la population. “Nous entendons démarrer le projet pour l’ensemble de la population d’ici juillet 2019 pour le prélèvement des cotisations et octobre pour le démarrage du projet pour toute la population” a-t-il ajouté.

La photo de famille

Le Burkina Faso disposait d’un projet du genre depuis 2008 mais, qui n’a jamais connu une mise en oeuvre. “Le processus est lancé depuis 2008 au Burkina Faso, mais le démarrage a été difficile” a confié Yves KINDA, Directeur général de la (CNAMU). Pour lui, c’est l’occasion d’apprendre aux côtés de la Côte d’Ivoire qui est plus avancé sur la question par rapport au Burkina. “Nous comptons apprendre de la Côte d’Ivoire car, nous avons les mêmes réalités et les différents indicateurs peuvent s’appliquer à nos deux pays” a-t-il conclut.

Les deux pays se sont engagés à faire régulièrement le point de l’état d’avancement du projet. Rendez-vous est donc pris pour les mois prochains.

Ahmed CISSE

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