Attaque terroriste du 15 janvier 2016 : Les parents et les proches des victimes racontent leur souffrance

Ce dimanche 15 janvier 2017, le peuple burkinabè a commémoré le premier anniversaire de l’attaque terroriste du 15 janvier 2016 à travers une marche silencieuse qui s’est déroulée à Ouagadougou. A la fin de ladite marche, certains parents ou proches des victimes ont accepté raconter leur vécu après le drame. Et le constat fait est qu’un an après, la douleur est vive.

Félix Kinda, parent de Kinda Jean-Pascal

Un an après, la douleur est toujours vive. C’est comme si le drame a eu lieu il y a tout juste quelque jours. Nous sommes toujours en train de panser nos plaies et nous attendons toujours l’accompagnement du gouvernement. Nous avons créé l’Association des parents des victimes des attentats du Burkina. C’est à ce titre que le gouvernement nous a accompagnés pour la commémoration de ce triste anniversaire. C’est avec beaucoup de compassion et de douleur que nous le célébrons. Nous remercions tous ceux qui ont effectué le déplacement pour nous soutenir aujourd’hui.

Marielle Kiema, amie de deux victimes (Djibrila Zanga et Hamed Kéré)

Je suis l’une des victimes des attaques du 15 janvier. On était venu saluer des amis, on ne pouvait pas imaginer qu’un tel malheur allait nous frapper en venant. Malheureusement on a perdu deux proches qui sont Djibrila Zanga et Hamed Kéré. Nous sommes toujours tristes, un an après les attentats. Chaque fois que nous prenons l’avenue, c’est comme si nous revivons cet événement tragique. Moi personnellement j’ai été blessé. Je remercie l’hôpital Yalgado Ouédraogo qui a pris en charge tous les blessés gratuitement. Mais il faut dire que ces derniers temps, la situation s’est un peu compliquée. J’étais allée faire un scanner pour la tête ; on m’a fait comprendre qu’il n’y a plus de moyens financiers. Par conséquent je dois supporter les frais moi-même. Faute de moyens je n’ai pas pu le faire. Je voudrais profiter de cette occasion pour demander au gouvernement de toujours accompagner les blessés et les familles des disparus.

Karim Kéré, père de Hamed Kéré

La douleur est toujours vive. La commémoration d’aujourd’hui et la présence du chef de l’Etat montrent que le gouvernement est à nos côtés. Nous commencions à douter du soutien de l’Etat car après l’enterrement des victimes, nous n’avons plus des nouvelles des autorités. Il faut dire que depuis le cimetière, c’est la première fois que les parents des victimes et les autorités se rencontrent de nouveau. Ce geste du gouvernement nous va droit au cœur. On espère que c’est le début et non la fin.

Marie-Reine Lankoandé, sœur de Jacqueline Lankoandé

La douleur est vraiment forte voire insupportable. Nous demandons seulement au gouvernement de prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité des populations. Nous ne voulons plus de ça au Burkina. Nous prions pour que Dieu nous épargne de cette douleur.

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