Burkina Faso : Le président du Faso prédit une année de dur labeur

La cérémonie de présentation de vœux au chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré organisée par les corps constitués de l’Etat s’est déroulée ce vendredi 30 décembre 2016 au palais présidentiel. Le président du Faso a profité de l’occasion pour appeler le peuple burkinabè à l’unité en 2017, pour la construction du pays.

Depuis des millénaires, la tradition veut qu’au début d’une nouvelle année, on se souhaite des vœux. Et bien à quelques heures du début de l’année 2017, la tradition est respectée au Burkina Faso. Après le personnel de la présidence, ce sont les corps constitués de l’Etat qui se sont prêtés à l’exercice. Ils ont en effet présenté au chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré leurs vœux pour la nouvelle année. Ils ont profité de cette rencontre avec le chef de l’Etat pour lui soumettre, des doléances qui leurs sont chères. Pour le porte-parole des corps constitués de l’Etat, le secrétaire général d’Etat Alain Ouattara, l’importance de la présente cérémonie va au de-là d’une simple présentation de vœux. « Par de-là la célébration de ce rite républicain, l’avènement de nouvelle année est toujours une belle occasion de faire une lecture désintéressée du factuel et d’appeler des vœux, toutes les solutions idoines (…) pour parachever les chantiers déjà entamés et qui sont porteurs d’espérance pour le peuple » a-t-il indiqué. Après avoir planté le décore à travers ces mots, il énumère les préoccupations du peuple burkinabè qu’il juge multiples et pressantes.
Les pressantes attentes des corps constitués

Il est important de relayer que la présentation de vœux au chef de l’Etat a été l’occasion pour les corps constitués de l’Etat de présenter au premier responsable des burkinabè leurs attentes pour l’année 2017. En effet, si le secrétaire général de l’Etat Alain Ouattara n’a pas manqué de relever les acquis qui sont à l’actif du chef de l’Etat, il lui a également rappelé que des attentes multiformes et pressantes demeurent toujours au centre des préoccupations des burkinabè. Au nombre de ces préoccupations figurent celles des anciens chefs d’Etat qui ont interpellé l’ensemble de la classe politique pour un changement de mentalités et de comportements. Ces personnalités ont invité les hommes politiques à mettre les intérêts de la Nation au-dessus de toute autre chose. L’association des municipalités du Burkina Faso a souhaité entre autre : la relecture de la nomenclature budgétaire pour tenir compte des comités villageois de développement et des commissions spécialisées des exécutifs locaux ; la définition de la décentralisation fiscale et son contenu ; l’accompagnement financier et technique des communes dans la mise en cohérence de leurs plans locaux de développement avec le PNDES ; etc. l’Association nationale des retraités du Burkina Faso quant à elle a souhaité une réduction des prix des médicaments spécifiques aux maladies du troisième âge, une prise en charge totale ou partielle par l’Etat de certaines pathologies telles que la maladie de la prostate, le cancer de l’utérus, etc. Le Conseil national des organisations de la société civile a exhorté Roch Marc Kaboré à poursuivre le processus de réconciliation des filles et fils du Burkina Faso ; à renforcer les mesures sécuritaires, notamment la recherche et le traitement du renseignement ; à prendre des mesures vigoureuses pour la restauration effective de l’autorité de l’Etat ; etc. Le ministère en charge de l’administration territoriale et de la sécurité intérieure a souhaité une attention particulière à la mise en œuvre de la police de proximité, le renforcement du maillage territoire national par la création de nouvelles brigades territoriales de gendarmerie et de postes de police. Le plus grand souhait des corps constitués est que le Haut conseil pour la réconciliation et l’Unité nationale œuvre sans relâche au traitement des dossiers relatifs aux crimes économiques, politiques et de sang pendant devant lui, afin de favoriser la paix et la cohésion sociale. Le même appel a été lancé par Roch Marc Christian Kaboré. Tout comme les corps constitués de l’Etat, il a invité l’institution en charge de la réconciliation à tout mettre en œuvre pour un traitement diligent des dossiers relatifs aux crimes précités ; afin de favoriser le processus de réconciliation des Burkinabè.
L’appel du président du Faso

Il faut dire que les doléances des corps de l’Etat ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd si on analyse les propos du président Roch Marc Kaboré. « Je puis vous assurer que le gouvernement examinera avec la plus grande attention toutes les doléances dans l’optique d’y apporter des réponses appropriées en tenant compte des contextes dans lequel nous vivons » a-t-il indiqué. Si le ministre en charge de la défense trouve légitime les préoccupations énumérés par le SG de l’Etat, il a tenu à rappeler aux corps constitués de l’Etat qu’ils ont également des devoirs qu’ils doivent respecter. « C’est le prix à payer pour un vouloir vivre ensemble librement consenti et socialement assumé » a-t-il confié. C’est avec un esprit rassembleur que le N°1 burkinabè a invité les fils et filles du pays des Hommes intègres à un sursaut salvateur, et à l’unité afin de poursuivre le chantier de la construction de l’Etat de droit ; « grâce à un véritable changement des comportements et par la mise en œuvre des seules actions qui peuvent consolider la paix, la cohésion, la justice et la prospérité pour tous les Burkinabè » a-t-il souligné. Il a également souhaité l’éclosion d’un Burkinabè nouveau animé de l’esprit de tolérance et de civisme et soucieux du bien commun.
Comme l’exige le bon sens le patron de Kosyam a aussi présenté ses meilleurs vœux de l’année 2017 aux visiteurs. Il leur a fait comprendre que cette nouvelle année constitue véritablement la première année de mise en œuvre ordonné des ambitions du Burkina Faso et de ses laborieuses populations. Tel un devin, il prédit que ladite année sera une année de dur labeur dans tous les segments de la société burkinabè. Par anticipation, le chef de l’Etat a déclaré compter sur chaque Burkinabè pour préserver la paix, la concorde nationale en vue de réussir ensemble l’éducation d’un Burkina prospère et rayonnant sur la scène internationale.
Son appel a été entendu car les corps constitués, lui ont assuré de leur disponibilité à l’accompagner dans la construction de la Nation.

Par Alex SAWADOGO

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