Burkina : Le système judiciaire en cours d’informatisation pour mettre fin aux lenteurs constatées dans le traitement des dossiers

Le Ministère de la Justice, des Droits Humains et de la Promotion Civique (MJDHPC) a organisé un atelier le mardi 20 Février 2018. Cet atelier avait pour objectif de soumettre à l’appréciation des partenaires, les priorités, les étapes et les budgets de l’ensemble des activités informatiques planifiées sur cinq (05) ans pour une informatisation réussie et répondant à leurs problématiques réelles. Les participants à cet atelier procèderont à la  validation du document du Schéma Directeur Informatique (SDI) élaboré par l’Assistance technique du Programme d’Appui à la Politique Nationale de Justice (PA-PNJ) sur la base des contributions et de la participation des structures centrales du département de la justice. Ce SDI permettra de minimiser les lenteurs constatées le plus souvent dans le traitement des dossiers judiciaires.

 

Un Schéma Directeur Informatique (SDI) est un plan stratégique destiné à piloter le développement de l’Informatique dans une structure donnée. Ses objectifs sont définis à un nombre limité de projets comme par exemple la réduction des coûts informatiques, un déploiement multi-sites, l’accompagnement du lancement de projets stratégiques pour la structure, la mise en œuvre d’une gouvernance, la création d’indicateurs de pilotage, l’urbanisation du système d’information, la création d’une démarche processus, la modernisation de l’infrastructure, etc.

 

L’intérêt du SDI pour le Ministère de la justice est, d’abord, de permettre aux premiers responsables dudit ministère de consigner les choix stratégiques. Ce qui les permettra de mener des réflexions approfondies sur l’informatique en priorisant les actions urgentes à mener pour l’atteinte des résultats en tenant compte des moyens disponibles à investir. Aussi, ce SDI permettra-t-il à la structure technique chargée des questions informatiques du département de la justice de spécifier ses missions, ce qui lui permettra d’effectuer en fonction des moyens disponibles, une planification globale des projets et investissements. Pour les utilisateurs des structures centrales, déconcentrées et partenaires, le SDI favorisera l’expression de leurs attentes.

Dieudonné M. D. MANLY, Conseiller technique du MJDHPC

A l’ouverture de l’atelier, Dieudonné Marie Désiré MANLY, Conseiller technique du MJDHPC  a rappelé que les projets consignés dans le présent SDI soumis à l’appréciation des participants ont été déjà amorcés. Ces projets, à l’en croire, sont l’informatisation de la chaine pénale, du casier judiciaire, la mise en ligne de la légalisation et de la jurisprudence, l’utilisation effective de la messagerie professionnelle et du logiciel de gestion électronique de courriers comme outils de partage et de collaboration, et la bibliothèque numérique clairement définies dans la convention de financement de l’Union Européenne et le Burkina Faso entrée en vigueur le 17 juin 2014 dans la Politique Nationale de Justice et dans le Pacte pour le renouveau de la justice.

 

Ainsi, le SDI permettra-t-il, d’informatiser tout l’appareil judiciaire. Pour le conseiller technique du MJDHPC, les lenteurs constatées dans le traitement des dossiers judiciaires sont le plus souvent dues au fait que l’ « appareil judiciaire n’est pas au diapason du développement ». Il estime qu’il faudra à la justice des outils informatiques « très perfectionnés pour pouvoir accélérer le traitement des dossiers et avoir de bons résultats ». Il a souhaité qu’à l’issue de l’atelier, tous les participants puissent s’exprimer et avoir un document consensuel qui tracera les voies dans la mise en œuvre du Schéma Directeur Informatique.

 

Le Ministère de la justice a, d’une part, lancé un appel « solennel » à ses partenaires techniques et financiers afin qu’ils continuent de l’appuyer pour la mise en œuvre effective de l’ensemble des projets déclinés et planifiés dans le document stratégique qui sera élaboré au cours de cet atelier, et d’autre part demandé l’appropriation dudit document par l’ensemble des acteurs du département de la justice.

 

Alida Dorcas TOURE

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