Situation nationale : « Le Burkina Faso vit aujourd’hui des pages les plus sombres de son histoire », Willie Sanou

Les Centrales syndicales, les syndicats autonomes, regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) Burkina Faso, et des Organisations de la société civile ont tenu à la Bourse du Travail, une manifestation baptisée meeting du 31 août 2019, le samedi 31 août 2019. Ils ont crié leur ras-le-bol face à la situation sécuritaire critique que traverse le Burkina Faso ; demandé justice pour Fahadou Cissé et Hama Balima tous les deux responsables de l’ODJ, assassinés le 31 mai 2019 ; appelé à l’unité dans la lutte contre le terrorisme ; et interpellé le gouvernement sur la situation du monde du travail.

Le Burkina Faso vit aujourd’hui des pages les plus sombres de son histoire. Ces propos sont du secrétaire général de l’Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso (ODJ) Willie Sanou. S’il a tenu de tels propos, c’est parce que le pays est confronté à une insécurité qui a atteint son paroxysme avec les attaques terroristes à répétition, à des exécutions sommaires et extrajudiciaires, à des assassinats ciblés et de masse, à une crise sociale et économique très critique. Afin de crier leur ras-le-bol face à cette situation critique, le Centrales syndicales, les syndicats autonomes, regroupés au sein de l’Unité d’action syndicale (UAS) Burkina Faso, et des Organisations de la société civile, ont organisé une manifestation qu’ils ont baptisée meeting du 31 août 2019. Au cours de cette manifestation, le secrétaire général de l’ODJ, Willie Sanou a demandé que justice soit faite pour Fahadou Cissé et Hama Balima tous les deux responsables de l’ODJ, assassinés le 31 mai 2019. Il a au nom des Organisations syndicales et des Organisations de la société civile qui ont organisé le meeting en question, dénoncé ce qu’il qualifie d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, des assassinats ciblés et de masse. Au nom des différentes organisations, Willie Sanou a interpellé les autorités politiques et militaires pour qu’elles mettent un terme à cette forme de terrorisme selon ses mots. Rêvant d’un Burkina débarrassé de ses maux, le SG de l’ODJ appelle à l’unité. Il déclare à cet effet : « nous devons donc dorénavant envisager la lutte contre le terrorisme, les exécutions sommaires et extrajudiciaires et pour la liberté dans un cadre global ». Il estime qu’elle doit s’inscrire dans un mouvement unitaire d’actions du peuple burkinabè pour son droit à la sécurité, pour la liberté, la souveraineté et pour le progrès économique et social véritable. « Ne soyons donc pas des observateurs résignés ou des spectateurs froids face aux tueries et autres assassinats qui se commettent sous nos yeux » a-t-il soutenu.

Les centrales syndicales et les syndicats autonomes qui ont participé à l’organisation du meeting du 31 août 2019 au même titre que les Organisations de la société civile ont aussi interpellé les autorités burkinabè. Ils se sont plus attardés sur la situation des agents du monde du travail. Le président du mois des centrales syndicales, secrétaire général de l’USTB, Georges Yamba Koanda est revenu sur la situation qui prévaut au niveau du monde du travail. Il parle entre autres : du blocage de la révision du Code du travail par le patronat ; les atteintes graves aux libertés démocratiques et syndicales ; aux menaces, assassinats et exécutions sommaires ; le non-respect des engagements pris par le gouvernement ; etc. Face à cette situation, estimant que l’heure est grave, le président du mois affirme que la situation commande une synergie d’actions afin de contraindre le gouvernement à trouver des solutions adéquates aux préoccupations légitimes des populations des villes et des campagnes et à prendre en compte les aspirations du peuple burkinabè. Afin de mettre la pression sur le gouvernement, Georges Yamba Koanda a invité les uns et les autres à se mobiliser pour deux activités programmées pour ce mois de septembre. Il s’agit d’une marche-meeting sur l’ensemble du territoire avec préavis de grève le lundi 16 septembre 2019 et un panel le mardi 24 septembre 2019.

Thierry AGBODJAN

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