Deuxièmes journées parlementaires du CDP : Alfred Sanou souhaite le retour de Blaise Compaoré au Burkina

Les députés du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) regroupés au sein du groupe parlementaire CDP, étaient dans l’Oubritenga du jeudi 21 samedi 23 septembre 2017 où ils ont assisté aux deuxièmes journées parlementaires qui se sont déroulées à Ziniaré. Elles sont placées sous le thème : « Quelle contribution du groupe parlementaire CDP dans la lutte actuelle contre le fondamentalisme islamique et le terrorisme violent ? », et la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu le vendredi 22 septembre 2017 a connue la participation des groupes parlementaires MPP, Paix justice et réconciliation nationale (PJRN) et Burkindlim.

Il y a quelques années de cela quand on parle de fondamentalisme islamique et de terrorisme violent au Burkina Faso, la population voyait toujours les autres pays. Depuis plus d’un an déjà, ces maux sont devenus le cauchemar des burkinabè. La Nation burkinabè est devenue la cible constante des esprits du mal. Face à cette situation, chaque fils et fille de cette belle patrie est appelé à apporter sa contribution dans la lutte contre ce fléau. C’est donc dans cette dynamique que les députés du groupe parlementaire CDP ont débattu durant les 72 heures qui ont duré les deuxièmes journées qui se sont déroulées à Ziniaré, du thème : « Quelle contribution du groupe parlementaire CDP dans la lutte actuelle contre le fondamentalisme islamique et le terrorisme violent ? ». Lesdits députés réunis autour dudit thème, entendent mener une réflexion sérieuse et profonde sur un phénomène nouveau que connait le Burkina Faso et qui entrave gravement la marche du peuple vers le progrès et le développement a confié le président du groupe Alfred Sanou, lors de la cérémonie d’ouverture. Il justifie le choix de ce thème par le fait que lorsqu’on parlait du terrorisme il y a quelques années de cela, c’est toujours loin des frontières burkinabè, et les populations burkinabè avaient du mal à cerner le phénomène. « Aujourd’hui la réalité nous a rattrapés et nous la vivons au quotidien » a-t-il soutenu.

Son avis est partagé par non seulement les députés du groupe qu’il dirige, mais aussi par les députés d’autres groupes à l’instar du Burkindlim, MPP et PJRN. A en croire le représentant du président du groupe parlementaire Burkindlim, Alexandre Sankara, la question du terrorisme sous toutes ses formes au Burkina aujourd’hui n’est plus de savoir s’il sévit dans notre pays ; mais du comment le Burkina Faso doit se protéger. C’est en cela qu’il salue le choix de ce thème. Il estime que le terrorisme est devenu un problème de sécurité publique ; qui mérite que l’on s’y penche avec responsabilité, clairvoyance et stratégie. Le président du groupe parlementaire MPP, Dieudonné Sorgho quand à lui, pense que le fondamentalisme islamique et le terrorisme violent est une problématique à la fois passionnante et sensible. Passionnante parce que la question du fondamentalisme islamique et du terrorisme violent est sur les feux des projecteurs ; sensible parce que tout ce qui touche à la religion doit être traité avec dextérité, professionnalisme et impartialité pour éviter des interprétations subjectives dont les conséquences peuvent être dommageables. Ceci n’est cependant pas du genre à décourager a-t-il indiqué. Il soutient : « Il nous faut donc en parler afin de trouver ensemble les voies et moyens pour se prémunir et éventuellement réduire les effets pervers des attaques sur nos populations et sur nos économies ». Se basant donc sur les propos tenus par les uns et les autres, le président du groupe parlementaire CDP a confirmé que la lutte contre le terrorisme dans tous ses aspects requiert la conjugaison des efforts de toutes les couches sociales. Si les journées parlementaires qu’il dirige se tiennent à Ziniaré, il s’est réjouit du fait que dans cette commune le terrorisme est rejeté par les différentes religions avec lesquelles les parlementaires ont échangé à leur arrivé. Il a été rassuré sur cet acquis de ladite commune par le secrétaire général de la section CDP de Zianiaré, Désiré Béyi. Après avoir abordé dans le même sens que ses prédécesseurs, il a souligné que réfléchir sur ce thème va permettre à certains de lever leur doute sur la connivence du CDP avec les terroristes. Il déplore le fait que son parti a été accusé à tord par certaines opinions d’être de connivence avec les terroristes. « Notre parti se devait de réagir et proposer à l’exécutif et à l’ensemble du peuple burkinabè des pistes de réflexions afin d’éradiquer le fléau » a soutenu le SG. Il est revenu sur l’état du parti dans l’Oubritenga. Selon ses explications, le parti se porte à merveille en témoigne les résultats enregistrés lors des législatives et municipales dernières. Alfred Sanou a salué le travail abattu par le secrétaire général et ses collaborateurs dans la province avant d’émettre le souhait que le fondateur du CDP, l’ex-président du Faso Blaise Compaoré puisse rejoindre sa Patrie afin de mettre son expérience à la disposition de son Faso natal selon ses mots.

Thiery AGBODJAN

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