Emploi pour la jeunesse : les parlementaires burkinabè posent la problématique de la réforme du système éducatif

La Commission de la jeunesse, de l’emploi, de l’éducation et de la culture (CJEEC) en collaboration avec le centre parlementaire canadien a organisé ce jeudi 23 mai 2019 à Ouagadougou une conférence publique sur la problématique de l’emploi de la jeunesse. Les parlementaires burkinabè ont au cours de cette conférence discuté de la question de l’emploi pour les jeunes dans un système éducatif dominé par l’enseignement général.

La tenue de cette conférence selon ses initiateurs trouve toute sa justification dans le fait que la question du chômage et du sous-emploi des jeunes représente une préoccupation nationale.

Paul Ouedraogo

«En observant la situation des jeunes par rapport à l’emploi dans notre pays, il ressort que les taux de chômage les plus élevés concernent les diplômés de l’enseignement général», introduira Traoré Kassoum deuxième vice président de l’AN représentant de Bala Alassane Sakandé patron de la cérémonie d’ouverture.
Pour lui, le thème de la conférence qui s’intitule comme suit : « Inadéquation, formation-emploi des jeunes au Burkina Faso : rôle et responsabilité des acteurs» évoque une impérieuse nécessité de la réforme du système éducatif burkinabè en vu d’amener l’école à ne plus donner le sentiment de former des sans-emplois.
«Environ 45% des demandeurs d’emploi ont un niveau secondaire de l’enseignement général et 20% un niveau supérieur […] le manque d’emploi reste moins élevé chez les personnes ayant bénéficiées d’une formation technique et professionnelle», poursuivra t-il.

Le député Paul Ouédraogo président de la CJEEC quant à lui pense qu’avec plus de 80% de personnes âgées de moins de 35 ans, la problématique de l’emploi doit être une question de réflexion centrale au Burkina Faso.
«La conférence va poser un diagnostic pour permettre aux députés de l’AN et aussi aux autres invités de mieux s’imprégner de cette problématique, d’avoir des éléments scientifiques, d’en discuter pour en sortir des pistes de solutions» a-t-il indiqué.

Ahmed CISSE

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