Fermeture de la MJCA : La rencontre avec les autorités municipales n’a rien donné

Les responsables de la Maison des jeunes, des cultures et des associations (MJCA) étaientt face aux populations de Nonghin, de Rim Kiéta et ses environs le jeudi 26 janvier 2017. Cette rencontre qui s’est déroulée dans l’enceinte de ladite maison a pour objectif d’informer les bénéficiaires du centre sur l’évolution du bras de fer qui oppose la MJCA face à une tierce personne dans le cadre de la fermeture du centre.

La solution pour empêcher la fermeture du centre abritant la Maison des jeunes, des cultures et des associations (MJCA) n’est toujours pas trouvée. Et à quelques jours de la date butoir fixée par les bailleurs de fonds qui menacent de suspendre définitivement le financement de la construction du centre en fin janvier 2017 au cas où une solution n’est pas trouvée, l’inquiétude devient grandissante du côté non seulement des populations bénéficiaires du centre mais aussi des premiers responsables. la rencontre de ce jeudi 26 janvier 2017 avait pour objectif de les informer sur l’audience qui a eu lieu avec le 1er adjoint au maire central. Et ce que l’on peut dire, c’est que cette rencontre qui peut être qualifiée de « rencontre d’espoir » a été une désillusion si on se réfère aux propos de la fondatrice de la Maison des jeunes, des cultures et des associations, Yasmina El Alaoui Badolo. Elle a confié qu’une délégation a effectivement été reçue par le 1er adjoint au maire central. Ce dernier et ses collaborateurs ont en effet proposé le partage du terrain. Il s’agit là d’une proposition qui n’a visiblement pas satisfait les responsables de la MJCA si on se réfère aux propos de la fondatrice du centre. Si déjà la superficie du terrain convoité est de 23 000 m2, elle estime que selon la loi, pour construire une école, il faut disposer d’un espace de 15 000 m2. C’est donc sans gueule de bois qu’elle a rejeté ladite proposition. Elle estime que la disposition des bâtiments déjà construits, ne permettent pas la mise en application de la fameuse proposition. Elle n’est pas la seule a pensé qu’un partage du terrain n’est simplement pas envisageable. Comme la fondatrice du centre, ils sont contre son partage. Le représentant des personnes ressources par exemple a plaidé pour qu’une solution soit trouvée afin que le terrain qui abrite le centre ne soit pas divisé. C’est dans cette même logique qu’il a invité les bénéficiaires à œuvrer pour que la MJCA reprenne ses activités. C’est important selon lui, car « si le centre est fermé que deviendront les élèves, les étudiants etc. qui viennent étudier ? Que deviendront les ménages qui s’approvisionnent en eau en cas de coupure d’eau » s’est-il posé la question. Ses inquiétudes ont été partagées par le Ouédang Naaba Sanem. Il estime que le centre est a un but social, ce qui est bénéfique pour la population de Nonghin et environ. Le fermé c’est faire du mal à de milliers de bénéficiaires a-t-il soutenu. L’étudiant en 5e année de pharmacie Eric Sérémé est de cet avis. Selon ses dires, le quartier de Nonghin et environ n’est pas électrifié et la nuit ce sont des centaines d’élèves et étudiants qui viennent réviser leurs leçons. Comme ses prédécesseurs, il n’approuve pas le partage du terrain car selon lui, il y a déjà assez d’école privée dans le quartier et même que les familles n’ont pas les moyens pour inscrire leur enfants dans lesdites écoles. Il a déclaré ne pas voir l’utilité de la construction d’une nouvelle école sur le site. Pour sa part, il a invité les autorités burkinabè à prendre le problème à bras le corps car avant d’accéder au pouvoir, elles ont fait de l’éducation une priorité a-t-il rappelé.
Il est important de souligner que les responsables de la mairie de l’arrondissement 8 ont rencontré les responsables du centre avec qui ils ont échangé afin d’avoir une idée de la situation qui se pose a confié la fondatrice. Selon ses dires, ledit conseil municipal a tenté de d’organiser une rencontre entre les différentes parties qui s’est soldée par un échec. Le problème d’après lui, c’est qu’ils n’ont pas réussi à entrer en contacte ni avec la dame en question, ni avec son avocat.

Par Alex SAWADOGO

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