L’Examen périodique universel (EPU) : qu’en est-il du contenu des recommandations adressées au Burkina-Faso à cette 30ème session ?

Les 23 et 24 Mai 2018 s’est tenu à Ouagadougou un atelier de concertation de la société civile pour le suivi et la planification des activités post Examen périodique universel (post EPU). Cet atelier organisé par le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) en partenariat avec le Centre pour les droits civils et politiques (CCPR Centre) vise à faire le point des recommandations aux acteurs de la société civile.

Le Burkina Faso a présenté le 07 Mai 2018 devant le groupe de travail de l’examen périodique universel (EPU) son rapport sur la situation des droits humains dans le cadre du 3ème cycle de ce mécanisme onusien. En effet l’examen périodique universel (EPU) est un mécanisme du conseil des droits de l’Homme qui vise la promotion et la protection des droits humains dans l’ensemble des 193 pays membres des Nations Unies.

Selon le président du CIFDHA M. Urbain K. YAMEOGO, « le présent atelier a pour objectif essentiel de diffuser auprès de l’opinion publique nationale de façon générale et auprès des organisations de la société civile de façon particulière le contenu des recommandations qui ont été adressées par les autres Etats au Burkina Faso lors du passage du groupe de travail à l’examen périodique universel ».

Pour sa part, la Belgique l’un des partenaires clés de la société civile dans la présentation de l’examen périodique universel se réjouit de l’acceptation par le Burkina Faso des trois recommandations majeures qui lui ont été adressées par son pays.

Il s’agit notamment : « -Renforcer la primauté du droit dans tout le pays en soutenant la présence de forces de sécurité nationales formées aux droits de l’Homme et contrer la présence de milices d’autodéfense, compris les koglweogo ;

-Mettre en œuvre une stratégie qui assure la santé et les droits sexuels et reproductifs des jeunes en luttant contre les mutilations génitales féminines et en réduisant la mortalité maternelle liée aux avortements à risque ;

-Abroger toutes les dispositions discriminatoires à l’égard des femmes contenues dans le Code des personnes et de la famille et porter à 18 ans l’âge minimum légal du mariage pour les hommes et les femmes, sans exception ».

Ainsi sur un total de 204 recommandations faites au Burkina Faso : 163 ont été acceptées, 33 rapportées c’est-à-dire mise en attente avant que le gouvernement ne se prononce au plus tard d’ici fin septembre 2018 et 08 recommandations notées qui signifie en terme plus claire refusées.

                                                                                                               Ousséni Kouanda  

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