Lutte anti-terroriste au Burkina Faso : L’ODJ dénonce le « harcèlement policier et judiciaire » des FDS

L’Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso (ODJ/BF) a dénoncé ce jeudi 21 mars 2019 au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou, des pratiques de harcèlement policier et judiciaire, des éléments des forces de défense et de sécurité et de certaines autorités administratives envers ses membres.


« Nous tenons à préciser que ce n’est pas la première fois que nous dénonçons les velléités de fascisation du pouvoir MPP et alliés », a engagé Gabin Korbéogo, président de l’ODJ qui a cité plusieurs cas où les militants et sympathisants de l’ODJ ont subi des répressions de la part des autorités actuelles.

« Toutefois, sous couvert de la lutte anti-terroristes, certaines autorités administratives et des éléments des FDS pratiquent le harcèlement policier et judiciaire, des interrogatoires et des détentions arbitraires, voire des menaces de mort sur des responsables et militants de l’ODJ et sur les populations dans plusieurs localités », a déploré M. Korbéogo qui cite plusieurs cas parmi lesquels il aurait eu une « arrestation et détention arbitraire à Solhan durant trois heures du président de la sous-section et de jeunes de Solhan ; des menaces proférées par des gendarmes contre le président de la section Yagha lors d’une audition du 01/03/2019 à Boundoré, sous prétexte de non collaboration des responsables de l’ODJ et des populations locales ; les tracasseries policières autour de la tenue d’une conférence publique de l’ODJ à Sogpelcé (Boulkiemdé) le 11 août 2018… ».

L’ODJ qui se réclame organisation « révolutionnaire et anti-impérialiste », au regard de tout ce « acharnement » dont elle est victime de la part des autorités et des FDS, « interpelle les autorités quant au respect des droits de citoyens, de leur liberté d’expression et de manifestation ; dénonce fermement toutes les formes de répressions orchestrées par le pouvoir contre ses militants et ses structures sur le territoire burkinabè ; appelle ainsi ses militants et sympathisants à se battre résolument et de manière organisée, pour la défense et la protection des libertés fondamentales et universelles d’association, de réunions et manifestations publiques ; invite la jeunesse patriotique et révolutionnaire du Burkina Faso à s’organiser, à se mobiliser à travers tout le territoire afin de maintenir intacte la capacité de l’organisation à faire face à l’adversité et aux provocations  du régime en place ; invite ses structures de base à poursuivre l’implantation de l’ODJ ».

Alida Dorcas Touré

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