Rentrée scolaire : Des libraires accusent Tasséré Nikiéma et Bonato de concurrence déloyale

La Coalition nationale des libraires du Burkina était face à la presse le mardi 19 septembre 2017 à Ouagadougou. La concurrence déloyale de certains libraires à quelques jours de la rentrée scolaire était au cœur des échanges.

Ça grogne dans le milieu des libraires. A quelques jours de la rentrée scolaire, l’on parle de concurrence déloyale à laquelle s’adonnent certains commerçants. Deux sont en effet pointé du doigt par la Coalition nationale des libraires du Burkina. Il s’agit de Tasséré Nikiéma et du PDG de Impricolor nommé Bonato. Le premier est en effet accusé par ses confrères de concurrence déloyale en vendant des livres frauduleusement imprimés au Burkina Faso avec le soutien du second. A en croire le porte-parole de la coalition, Saïbou Kouanda dit le prince, ces livres sont mis à vil prix sur le marché national et international. Il voit dans ce fait, la volonté manifeste d’empêcher les véritables acteurs que sont les libraires selon ses mots, de mener leurs activités. Il se dit convaincu que si de telles pratiques perdurent, plusieurs acteurs seront obligés de fermer leurs boutiques « et ce sera la mort programmée du métier de libraires au Burkina » a-t-il indiqué. Afin d’éviter d’arriver à cette situation, le porte-parole confie que les tentatives d’approche pour amener les deux incriminés à arrêter leur activité et surtout à se conformer aux règles concurrentielles se sont soldées par des échecs. Il soutient que l’imprimeur bien qu’il a refusé d’écouter la voix de la raison, a reconnu n’avoir pas eu d’autorisation pour reproduire les manuels scolaires. Face à cette situation, la coalition n’a eu d’autres choix que de se retourner vers la justice a souligné Saïbou Kouanda. Il a confirmé qu’une plainte a été formulée contre Tasséré Nikiéma et ses complices à la brigade de recherche de gendarmerie le 29 août 2017 pour faux et usage de faux en écriture et de tromperie à la consommation, pratique anti concurrentielle.
La Coalition nationale des libraires du Burkina a profité de l’occasion pour interpeller les autorités burkinabè sur les difficultés qu’elle rencontre à l’approche de la rentrée scolaire. Selon ses explications, les libraires anarchiques prolifèrent pendant la période de la rentrée des classes. Elle pointe du doigt ici certains promoteurs d’établissements. En effet d’après le principal conférencier du jour, beaucoup de ses promoteurs d’établissements scolaires, sont devenus des libraires. « Ceci n’est pas normal » a-t-il martelé. Etant contre cette pratique, le porte-parole a estimé qu’il appartient aux autorités politiques et judiciaires de jouer leur rôle pour que la pratique du commerce dans le secteur de la librairie soit assainie. « Nous ne voulons plus de libraires temporaires dans le milieu » a-t-il soutenu. Pour que cela ne soit pas qu’un rêve, le prince pense qu’une réorganisation du secteur de la librairie s’impose au Burkina Faso.

Thierry AGBODJAN

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