Lutte contre le terrorisme : Quand les chrétiens et les musulmans parlent d’une même voix

Le cardinal Philipe Ouédraogo a reçu en audience le guide spirituel de la Communauté spirituelle musulmane des soufis du Burkina Faso (CSMSBF), Cheick Soufi Moaze. C’était à l’archevêché de Ouagadougou où les deux leaders religieux ont parlé de paix.

C’est accompagné de ses disciples que le guide spirituel de la Communauté spirituelle musulmane des soufis du Burkina Faso (CSMSBF) Cheick Soufi Moaze s’est rendu à l’archevêché de Ouagadougou où il a été reçu en audience par le Cardinal Philipe Ouédraogo. Il s’agit en effet d’une visite qui a pour objectif de montrer à l’opinion nationale comme internationale que la religion chrétienne et la islamique peuvent cohabiter pour le bien de tous a confié Cheick Soufi Moaze. Il a rappelé que l’islam est une religion qui enseigne la tolérance, l’acceptation et l’amour du prochain. Estimant que la communauté religieuse dont il est le guide est partisane de la paix, il se dit disponible à œuvrer pour la paix au Burkina Faso. Le Cardinal Philip Ouédraogo a salué l’initiative du Cheick qu’il juge très significative. Il estime qu’elle est pleine d’espérance non seulement pour le Burkina Faso mais aussi pour le monde entier. Il voit en ladite initiative un signe de respect mutuel, d’amour mutuel entre les deux religions à savoir l’islam et le christianisme. Si le Coran prône l’amour du prochain, la Bible en fait de même si on en croit le Cardinal.

Le terrorisme le mal à combattre

On le sait, depuis quelques mois déjà le Burkina Faso est confronté à des attaques terroristes. Les deux leaders religieux n’ont pas hésité à condamner ces actes qu’ils estiment contraire à ce qu’enseignent et le Coran, et la Bible. D’après le Cheick, ce n’est pas aux hommes ni de juger, ni de punir leur prochain au nom de la religion. « C’est à Dieu seul d’en décider » a-t-il indiqué. Il trouve absurde que des individus acceptent de tuer et de se suicider pour la religion. « Si tu tues ton prochain espérant que tu iras au paradis, c’est en enfer qui tu vas te retrouver » a martelé le Cheick Soufi Moaze. Il dit être convaincu que ceux qui tuent soit disant au nom de la religion, ne pratiquent pas l’islam, ils n’adorent pas Dieu, ils ne pratiquent pas ce que le saint Coran enseigne. Cet avis est partagé par le Cardinal qui a rappelé que ni le Coran, ni la Bible, ni la Thora ne conseil de tuer au nom de Dieu ou de forcer à adhérer à la religion de l’autre. A ces propos du Cardinal, l’avis du Cheick est sans appel. Il estime que ce sont ceux qui n’ont rien compris de la religion qui se permettent de faire du mal aux autres. Se référant au saint Coran, il a confié : « dans le saint livre, Dieu interdit à ce qu’on force un individu à l’adorer ». Il se dit convaincu que si l’on met en pratique réellement ce que dit le saint Coran, personne ne cherchera plus à forcer l’autre pour qu’il adhère à sa religion.
C’est donc d’une seule voix que les deux leaders religieux ont plaidé pour le respect, pour l’amour de la religion au Burkina Faso. Et le cardinal de conclure : « Que chaque religion respecte la différence de l’autre tout en reconnaissant la complémentarité qui existe entre elle ».

Par Alex SAWADOGO (Touteinfo.com)

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