Première session de l’année 2018 du Comité de revue du PA-PNJ : « Le PA-PNJ contribuera au renforcement de l’État de droit», dixit René Bagoro, Ministre de la justice

La première session de l’année 2018 du comité de revue de l’année 2018 du Programme d’Appui à la Politique Nationale de Justice (PA-PNJ) se tient ce vendredi 5 octobre 2018 à Ouagadougou. L’objectif de ce programme vise à contribuer au renforcement de l’État de droit. La session sera consacrée entre autres aux présentations de rapport d’exécution et du devis programme.

Une délégation de l’Union européenne et le Ministère de la justice burkinabè est en session de travail dans le cadre du Programme d’Appui à la Politique Nationale de Justice (PA-PNJ). Il s’agit pour le département de contribuer fortement à l’amélioration de la qualité des services judiciaires à travers ce programme. Il ressort également pour René Bagoro, Ministre de la justice que c’est au regard du « contexte sociopolitique et sécuritaire du pays qu’il est nécessaire de renforcer cette institution». Ce travail ne peut se faire à en croire Monsieur le Ministre sans le renforcement des compétences des acteurs et de l’amélioration de l’accessibilité de la justice.

Le programme a été bénéfique pour le Burkina Faso selon René Bagoro. Il a surtout permit l’acquisition de plusieurs matériels au profit de l’institution judiciaire. On dénote également d’innombrables défis relevés comme l’élaboration d’un schéma directeur informatique, le code de déontologie des magistrats, le code pénal…

Une vue des participants à la session

Pour Thierry Barbé, Chef de coopération, chef d’unité de la délégation de l’Union européenne au Burkina, le PA-PNJ est dans sa dernière ligne droite. Il y a certes des acquis incontestables dit-il.

Cependant, il affirme vouloir se concentrer sur les défis qui restent à affronter d’ici la fin du programme. Le délai imparti pour son exécution court à son expiration et les défis à relever nécessitent beaucoup plus de temps. À en croire le représentant de l’UE, il ne reste que 6 mois et ce n’est pas suffisant pour mettre en œuvre les recommandations permettant d’informatiser le casier judiciaire, définir une politique pénal, d’informatiser la chaîne pénale…

Il a par ailleurs exprimé son inquiétude par rapport à l’avancée de ce programme avec le temps qui reste. D’autres programmes comme celui sur la «Sécurité et la Justice»  doivent s’appuyer sur les acquis du PA-PNJ pour « améliorer l’efficacité et la célérité du traitement des dossiers de terrorisme et de délinquance économique et financière» C’est pourquoi, il est urgent de relever les défis afin que la justice puisse être à mesure de répondre efficacement aux exigences à elle soumises. L’autre inquiétude soulevée par Monsieur Barbé représentant la Délégation de l’UE porte sur la contrepartie financière nationale dont celle de 2018 n’a pas encore été débloquée.  Il dit pour ce faire attendre «une clarification, une prévisibilité et une transparence sur la disponibilisation et l’utilisation de la contrepartie nationale».

Le Ministre de la justice René Bagoro a tenue à exhorter les différentes parties à une implication «objective» dans la mission assignée au comité de revue. Cette mission porte essentiellement sur l’examen et l’adoption d’un plan d’exécution et des rapports d’activités et financiers périodiques. De veiller à la mise en œuvre des recommandations du programme, de faire une évaluation des performances budgétaires du responsable programme, d’approuver les états financiers des projets et programmes et d’examiner et adopter tout dossier soumis à son appréciation.

Il a aussi dégagé les grands points de cette première session de l’année 2018 du comité de revue. La session sera donc consacrée aux présentations de rapport d’exécution et du devis programme, du rapport semestriel de l’assistance technique, de l’état d’avancement des 4 projets « amélioration des conditions carcérale» et des questions diverses.

L’objectif du PA-PNJ est de contribuer au renforcement de l’État de droit au Burkina Faso c’est pourquoi, il est nécessaire de renforcer et d’améliorer la qualité des services judiciaires.

 

Nourdine CONSEIBO

nconseibo@gmail.com

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