Sécurité alimentaire : La « viande du pauvre» la solution

La première phase de la cérémonie de clôture de l’Année internationale des légumineuses 2016 s’est déroulée le vendredi 10 février 2017 à Kongoussi. Placée sous le haut patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, et sous le parrainage de son épouse, Sika Kaboré, cette cérémonie a permis de revenir sur les avantages que les populations et les producteurs vont tirer de la production des légumineuses.
« Valorisation des légumineuses dans le cadre des ODD et pour la résilience au changement climatique ». C’est le thème choisi pour l’année internationale des légumineuses 2016 dont la marraine est l’épouse du chef de l’Etat Sika Kaboré, et qui est placée sous le haut patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Ce dernier estime que ledit thème est en phase avec les objectifs de la clôture de l’année internationale des légumineuses qui sont : promouvoir les valeurs de l’utilisation des légumineuses dans l’ensemble du système alimentaire ainsi que leurs avantages en termes de fertilité des sols, de lutte contre le changement climatique et contre la malnutrition ; encourager les corrections tout au long de la chaîne alimentaire pour favoriser la production, la recherche, une meilleure utilisation de la rotation des cultures ; et relever les défis de leur transformation, leur conservation et leur commercialisation. Il a confié que les légumineuses font partie des aliments à haute valeur nutritive notamment en protéines, et sont peu onéreuses comparativement aux produits d’origine animale. Ce point de vue est partagé par le président de la Chambre de l’agriculture Saïdou Ouédraogo. D’après lui, ces légumineuses appelées encore « viande du pauvre » en milieu rural selon ses mots, constituent une part essentielle du panier alimentaire de base des populations. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la décision de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) de faire de 2016, l’année internationale des légumineuses pour soutenir la production a souligné le chef de l’Etat. Il estime que l’initiative vise à sensibiliser l’opinion publique aux avantages nutritionnels des légumineuses dans le cadre d’une production durable et à l’appui de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans tous les pays. Il a été soutenu dans ses propos par le président de la Chambre de l’agriculture qui a confirmé que l’année internationale des légumineuses a permis de sensibiliser l’opinion publique sur les avantages nutritionnels des légumineuses et leur forte contribution à la sécurité alimentaire.

Les légumineuses pour lutter contre l’insécurité alimentaire

Pour rappel, la crise alimentaire nutritionnelle survenue au Burkina Faso en 2011 a touché environ trois millions de personnes selon une statistique donnée par Roch Marc Christian Kaboré. Prenant en compte ladite statistique et au regard de l’ampleur des crises similaires survenues au cours des dernières décennies dans les régions structurellement déficitaires du pays, le gouvernement a mis l’accent sur le développement des légumineuses afin d’atténuer la vulnérabilité des femmes, accroitre la résilience des populations comme solution aux difficultés récurrentes précédemment évoquées a confié le premier des Burkinabè. Il a reçu le soutien du patron de la chambre de l’agriculture ; « les producteurs ne ménageront aucun effort pour accompagner le gouvernement dans sa politique agricole » a-t-il soutenu. Pour sa part, Saïdou Ouédraogo a rassuré que les actions entreprises permettront de renforcer l’autonomisation des familles et des jeunes ; principaux vecteurs dans la production des légumineuses. Son avis est partagé par la présidente adjointe de la FAO, Maria Semedo qui a confié que chaque légumineuse revêt une importance particulière dans le quotidien des populations. Comme ses prédécesseurs, elle a indiqué que la sensibilisation a permis de faire connaitre les légumineuses aux populations et de renforcer le partenariat et la collaboration entre les principaux acteurs.

750 00 tonnes de légumineuses attendues en 2017

Pour la présente campagne, ce sont 750 000 tonnes de légumineuses qui sont attendues au Burkina Faso en 2017, soit une hausse de plus de 20% comparativement à l’année passée a confié la présidente adjointe de la FAO. Si un tel chiffre peut être atteint en cette année, c’est quelque part grâce à l’engagement de la marraine de la cérémonie, épouse du président du Faso, Sika Kaboré que Mariam Semedo a saluée au passage. La marraine pour sa part a salué le choix de 2016 par les Nations unies en tant qu’année internationale des légumineuses. Elle estime qu’elle traduit la grande importance de cette production pour l’atteinte des objectifs de développement durable de façon particulière et pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire dans le monde de façon définitive. D’après Sika Kaboré, les légumineuses sont généralement produites par les couches les plus vulnérables de notre société notamment les femmes. Elle a confié que ces cultures sont déterminantes dans leurs moyens de subsistance. Elle a profité de l’occasion pour les inviter à s’investir encore plus dans la lutte contre la pauvreté qui présente malheureusement un visage féminin selon ses termes.

Par Alex SSAWADOGO

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