Syndicalisme : les ex-employés de la mine d’INATA menacent de porter l’affaire à l’international

Le collectif des ex-travailleurs de la Société des Mines Belahouro (SMB SA) Inata/Soum a rencontré la presse ce samedi 16 février 2019 à Ouagadougou pour leur exposer le calvaire que leurs font subir leur employeur. Au chômage depuis mai 2017, le collectif a estimé opportun de rappeler son employeur à ses responsabilités. Il entend de ce faite porter l’affaire au niveau international.

“La mine d’Inata a fermé ses portes depuis mai 2017 mettant en cause plus de 1000 emplois directs et indirects”, affirme Da Simplice, responsable du collectif.
Les ex-employés de la SMB jusqu’à ce jour ne savent plus ou donner de la tête quand à ce qui adviendra d’eux. Après la fermeture de la mine en 2017, elle fut reprise par le group Balaji en février 2018. Un an après, les ex-travailleurs de la société croupissent toujours dans le chômage technique car, n’ayant pas été licencié et la mine n’ayant pas débuté la production.

Le présiduim

Dans la volonté de comprendre davantage le sort qui leur est réservé, ils vont entreprendre des tractations avec d’une part leur employeur et d’autre part avec leur ministère de tutelle.
Avec l’employeur, plusieurs conventions ont été signé d’entre lesquels le rabattement des salaires des employés de 20 à 40%. Malgré d’innombrables concessions, les travaux ne démarrent toujours pas et aucune des conventions n’est à ce jour respectée.
Avec le ministère des mines et des carrières, des tractations ont commencé courant novembre 2018. Le collectif se sentira alors tourné en bourrique de part et d’autre au regard du caractère infructueux de ses actions.

Une vue des participants

C’est ainsi qu’avec l’appui de la Fédération Internationale des Travailleurs des Industries (Idustries all), le collectif entend mener des actions au niveau international en vue de rentrer en possession des droits de ses membres qui s’élève à plus de 11 milliards de FCFA.
Le collectif a posé pour ce faire huit points de revendications auxquels il faudra satisfaire pour voir la situation actuelle visiblement très tendue se rétablir.
D’entre les revendications, il y a celle de la liquidation des droits de l’ensemble des travailleurs, la liquidation des heures supplémentaires et des jours fériés travaillés non encore payés. Le collectif exige par ailleurs le paiement de tous les arriérés de salaire, le rachat par le groupe Balaji des cotisations de retraite pour les employés et le paiement de tous les rappels sur avancement et cotisations de la CNSS.
Le collectif interpelle le gouvernement, le chef de l’État en particulier de s’impliquer dans cette affaire afin qu’elle puisse connaître une résolution rapide efficace.

Nourdine CONSEIBO
nconseibo@gmail.com

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