Analyse et suivi des lois et politiques publiques pour une meilleure prise en compte du genre : le NDI outille des OSC

Du 20 au 21 février 2019 se tient à Ouagadougou un atelier de renforcement des compétences des Organisations de la société civile (OSC) sur le travail législatif. Organisé par le National Democratic Institute (NDI) en collaboration avec l’Agence Suédoise pour le Développement International (ASDI), cet atelier a pour thème : « analyse et suivi des lois et politiques publiques pour une meilleure prise en compte du genre ».


La présente formation est une suite des activités mises en œuvre dans le cadre du programme « Renforcer la participation des femmes et des jeunes dans l’animation des partis politiques et l’élaboration des politiques ».

Depuis 2016, le NDI avec l’appui de l’Agence Suédoise pour le Développement International (ASDI) met en œuvre le programme de renforcement de la participation des femmes et des jeunes au sein des partis politiques et dans l’élaboration des politiques. Ce programme vise non seulement à renforcer les capacités des bénéficiaires mais, à œuvrer également à contribuer à la prise en compte du genre dans les lois et politiques publiques du pays.

Madame Augustine Traoré, chargée de programme senior/NDI

Selon Madame Augustine Traoré, chargée de programme senior/NDI, cet atelier permet de renforcer et d’outiller les OSC pour qu’elles puissent faire le suivi et l’analyse des politiques publiques dans l’optique d’une meilleure prise en compte du genre.

Ces participants au nombre de 32 œuvrent déjà dans la défense et la promotion des droits des femmes et des jeunes au Burkina Faso.
« De manière globale, c’est de faire en sorte qu’à l’issue de la formation les participants comprennent mieux le processus législatif et arrivent à identifier les étapes propices pour la prise en compte de leurs préoccupations et pour leurs interventions également soit par des interpellations, ou par des plaidoyers », a déclaré la chargée de programme senior Traoré.

Il s’agira pour les bénéficiaires de cette formation d’enrichir leurs connaissances sur les techniques, méthodes et outils d’analyse genre des lois et politiques en vue de faire du suivi et des plaidoyers pour susciter des décisions législatives qui répondent aux besoins des groupes spécifiques, voire marginalisés.

En vue d’atteindre cet objectif, les organisateurs ont désigné deux experts pour partager leurs connaissances et expertise.

Urbain K. Yameogo, consultant en droits humains

Pour Urbain K Yameogo, consultant en droits humains, cette formation intervient dans la dynamique d’interaction avec le Parlement burkinabè en vue justement du renforcement du cadre législatif et du suivi du travail législatif pour lutter contre les inégalités au Burkina Faso.

A travers cette rencontre, les membres des OSC trouveront des réponses aux questions de savoir qu’est-ce que c’est que le Parlement, quelle est la dynamique qui préside à l’élaboration des lois, quelles sont les opportunités d’interactions entre les OSC et les députés ; et comment est-ce qu’ils peuvent développer des actions à la fois de plaidoyer mais aussi le suivi du processus législatif afin justement d’impacter.

Une vue des participants

La lutte contre les inégalités passe d’abord par la création d’un cadre législatif favorable. A l’issue de cela, il faut faire un travail de mise en œuvre d’effectivité par les acteurs gouvernementaux, a affirmé le consultant Yameogo.

A l’issue de cette formation, les participants devront être des contributeurs pro actifs.

Pour lui, il est important que les OSC puissent décortiquer les lois pour voir quels sont les impacts positifs ou négatifs que ces lois peuvent avoir sur les droits de la femme ou des jeunes.

Ceci permettra aux députés d’être éclairé pour légiférer dans le sens du respect des droits humains et de la promotion du genre dans notre pays, a-t-il conclut.

En rappel, le Burkina Faso a ratifié plusieurs conventions et dispose en outre d’une Politique Nationale Genre qui tient compte des engagements internationaux auxquels il a souscrit. C’est donc dire que l’approche genre occupe une bonne place dans la politique gouvernementale.

Dieudonné LANKOANDE

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