21e édition de la Journée Nationale du Paysan : Un forum et des ateliers sectoriels pour se mettre à niveau

A l’occasion de la 21e édition de la Journée nationale du paysan (JNP) qui se tient dans le Sud-Ouest à Gaoua, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo a procédé à l’ouverture du forum et des ateliers sectoriels de la Journée nationale du paysan, le jeudi 25 avril 2019. Ces rencontres visent à accroître la compréhension et l’appropriation des différents actes de la Journée Nationale du Paysan par les participants en vue de leur implication dans la formulation et la mise en œuvre réussie des engagements et recommandations pertinents concourant au développement du secteur.

Depuis ce jeudi 25 avril 2019, le paysan est à l’honneur dans le Sud-Ouest principalement à Gaoua. Il s’agit de la Journée national du paysan (JNP). En attendant la cérémonie d’ouverture officielle, le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydroagricoles, Salifou Ouédraogo a procédé à l’ouverture du forum et des ateliers sectoriels de la Journée nationale du paysan. A l’en croire, ces rencontres visent à accroître la compréhension et l’appropriation des différents actes de la Journée nationale du paysan par les participants en vue de leur implication dans la formulation et la mise en œuvre réussie des engagements et recommandations pertinents concourant au développement du secteur.
Conscient donc de l’importance du forum et des ateliers sectoriels qui se tiennent, le ministre Salifou Ouédraogo a invité l’ensemble des acteurs à participer activement aux travaux. C’est important selon lui, car les conclusions sont fortement attendues par les plus hautes autorités de notre pays, soucieuses de définir et d’implémenter des politiques sectorielles participatives et inclusives a-t-il soutenu.
Justifiant les rencontres, il explique que le secteur rural burkinabè occupe une place prépondérante dans l’économie nationale. D’après lui, il emploie 86% de la population totale, contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et fournit environ 45% des revenus des ménages agricoles. La contribution moyenne annuelle du secteur rural à la formation du Produit intérieur brut (PIB) selon le patron de l’agriculture est de l’ordre de 35%. Ce sont là des chiffres qui prouvent combien il est important d’investir dans le secteur agricole qui fournit selon Salifou Ouédraogo, d’énormes possibilités de développement agricole.


Il cite comme exemple, l’existence d’un potentiel de terres arables estimées à 9 millions d’hectares ; la disponibilité d’environ 1 200 plans d’eau permettant de mobiliser près de cinq milliards de mètres cubes d’eau de surface par an pour le développement de l’irrigation, de la pêche et de l’aquaculture ; une recherche agricole et environnementale performante ; un cheptel numériquement important et diversifié et l’existence d’importantes zones pastorales et agro-écologiques. A ces potentialités, s’ajoutent une diversité d’espèces ligneuses et l’expansion d’unités de pisciculture a confié le président de la cérémonie qui regrette que malgré ces énormes possibilités de développement agricole, l’agriculture burkinabè demeure tributaire de nombreuses contraintes. Après avoir cité quelques contraintes, il soutient qu’elles se traduisent par les déficits récurrents de la production agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique, exposant les producteurs à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté. Cette situation d’après lui, est exacerbée par le contexte sécuritaire actuel, faisant courir aux exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques des risques de contre-performances aggravées. Si on veut le croire, cette problématique s’inscrit au cœur des réflexions engagées à l’occasion de cette 21e édition de la Journée Nationale du Paysan. Rappelant le thème : « Défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : Quelles stratégies d’accompagnement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ? », le ministre en charge de l’agriculture estime qu’il exprime de manière éloquente les préoccupations communes aux acteurs du monde paysan. Il traduit selon lui, l’engagement du gouvernement du Burkina Faso, des acteurs non étatiques et des partenaires techniques et financiers à travailler d’arrache-pied afin de rompre ce cycle de vulnérabilité et d’accroître les performances globales du secteur rural par-dessus la multiplicité des entraves.

Thierry AGBODJAN

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