Actualité nationale : le CISAG invite le Président Kaboré à fermer sa porte à certains leaders d’OSC

Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 09 mai 2019 à Ouagadougou, le Conseil d’Information et du Suivi des Actions du Gouvernement (CISAG) a partagé avec la presse nationale son appréciation de l’actualité politique burkinabè. Pour eux, le Président Kaboré devrait, fermer sa porte à certains leaders d’Organisation de la Société Civile (OSC).

Le CISAG a en ce jour par la voix de son président Issaka Ouédraogo réagit à des faits marquants de l’actualité politique burkinabè.

A l’issu du rapport de la cour des comptes qui a déclaré la gestion de la Transition de 2014 transparente, une OSC, demandait que le Président Kaboré présente des excuses publiques à Yacouba Isaac Zida qu’il a accusé de malversations dans la gestion de la transition. Pour le CISAG, ce n’est pas le rôle d’un responsable d’OSC de demander au Président de présenter des excuses à un citoyen.
«Il n’appartient pas à un responsable d’OSC d’intimer l’ordre à un chef d’État de présenter des excuses à un citoyen burkinabè. C’est à la limite impoli», a déclaré Issaka Ouédraogo.

La récente crise qui oppose certains agents de la SONAPOST à leur Directeur Général montre selon le mouvement que le «Burkina est exceptionnel dans la médiocrité ». «Les images qui ont circulé et qui circulent toujours sur l’évènement malheureux survenu hier 8 mai à la SONAPOST n’honorent pas la terre des hommes intègres et il est plus qu’urgent que certains burkinabè se ressaisissent car, aucun pays ne peut avancer avec des populations inciviques et intolérantes», s’est indigné Issaka Ouédraogo.

Le CISAG pense également que le Président Roch Marc Christian Kaboré devrait fermer sa porte à certains leaders d’OSC qui dans un passé récent étaient les bras armés de la Transition de 2014.

«Il y’a des responsables de la société civile qui étaient les bras armés de la Transition, qui injuriaient dans un passé récent le régime du Président Kaboré et lui même d’incapacité à gouverner le pays […] nous ne pouvons pas comprendre que ces mêmes individus arpentent les couloirs de la présidence pour rencontrer le chef de l’État», a ajouté Issaka Ouédraogo.
La fronde sociale marquée par les grèves et les revendications tous azimuts sont l’expression d’un «malaise sociale qu’il convient de trouver et d’apporter des réponses idoines», a précisé le mouvement.

Nourdine Conseibo
nconseibo@gmail.com

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