Burkina/Justice : des futurs acteurs judiciaires à l’école des avancées législatives en droit interne

Les futurs acteurs judiciaires recevront du 28 au 30 mai prochain, des formations sur les avancées législatives en droit interne et environnement juridique pour renforcer leurs capacités sur l’environnement juridique international et les évolutions législatives dans le domaine du droit international. Cette formation qui se tient à la suite d’une précédente formation qui a eu lieu du 23 au 25 mai dernier à Ouagadougou permettra aux participants, au nombre de 48, d’être au diapason des règles nouvelles qui ont été élaborées et adoptées, qui sont entrées dans le droit positif et qui vont servir de base à leurs pratiques futures.

 

Les avancées législatives en droit interne et l’environnement juridique international doivent être connues. Le Ministère de la justice, le Conseil supérieur de la Magistrature, l’Assemblée Nationale, les différents départements ministériels ont des objectifs et pour cela, il faut que le cadre juridique puisse y répondre. « Chacun s’attèle de son côté pour donner les éléments nécessaires aux magistrats », a indiqué Clémence Ilboudo/Sawadogo, Coordonnatrice de la section Magistrature de l’ENAM à l’ouverture de cette présente session de formation ce lundi 28 mai 2018 à Ouagadougou.

 

Clémence Ilboudo Sawadogo, coordonnatrice de la section magistrature de l’ENAM.

Ainsi, a-t-elle tenue à préciser que cette formation fait suite à un besoin de renforcer la formation initiale des futurs acteurs de la Justice que sont les magistrats, les auditeurs de justice et les greffiers en chef à partir de l’ENAM sans mettre à l’écart les curricula habituels. « On continue avec nos curricula habituels mais à côté avec l’appui du partenaire qu’est l’Union Européenne (UE), nous avons pu inscrire cette activité », a déclaré la Coordonnatrice de la section Magistrature de l’ENAM, qui précise que « cette formation s’inclut dans le but du renforcement des capacités des magistrats et des auditeurs de justices, de sorte à leur permettre d’appréhender les avancées contenues dans les curricula habituels ».

 

Aussi, pense-t-elle qu’il est important de commencer ces formations dès à présent pour que les futurs acteurs de la justice « ne soient pas surpris de se retrouver face à des textes désuets qui ne sont plus d’application ». Dans ce sens, Maître Arnaud Ouédraogo, formateur à cet atelier, a indiqué que cette formation permettra d’exposer auprès de ces futurs acteurs judiciaires, un état des lieux des reformes entreprises et à entreprendre dans le secteur de la justice au Burkina Faso, et un aperçu général de l’environnement juridique international.

 

Une vue des participants

Pour ce faire, il sera question, durant ces trois (3) jours de formation, de décliner aux participants les différents instruments juridiques internationaux qui « gouvernent ou inspirent les réformes qui sont déjà adoptées et qui sont entrées dans le droit positive », mais aussi « les réformes qui sont en projet sur lesquels il est important que les praticiens soient déjà informés à l’avance ».

 

Au cours cet atelier ayant pour finalité de mettre les élèves magistrats et greffiers en chef de l’ENAM au diapason des règles nouvelles qui ont été élaborées, adoptées puis introduites dans le droit positif et qui vont servir de base à leurs pratiques futures. A cette session, il y aura des exercices d’apprentissage pour leur permettre d’avoir une lecture de praticien sur un certain nombre de textes qu’ils auront à appliquer au quotidien.

 

Alida Dorcas TOURE

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