Cellules photovoltaïques Solaires : L’ambassade des Etats Unis dispose désormais de 375 KW d’énergie

Dans le cadre d’un projet écologique mené par ses équipes, l’ambassade des Etats Unis a réalisé une installation de 375 KW de cellules photovoltaïques solaires, fournissant 20% de la consommation électrique quotidienne de la mission diplomatique. La cérémonie d’inauguration a eu lieu hier jeudi 9 mai 2019 à l’ambassade des Etats Unis d’Amérique en présence du ministre de l’énergie, Béchir Ismaël Ouédraogo.

« L’environnement naturel, ici au Sahel, est en lui-même un défi tant l’eau et bien d’autres ressources sont limités, mais il y a une ressource que le Burkina Faso possède en abondance : la lumière du soleil », a fait savoir Andrew Young, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique au Burkina Faso à l’entame de son discours inaugural. Pour étayer son propos, il explique qu’à l’ambassade, ils exploitent cette ressource solaire avec le projet photovoltaïque d’une puissance de 375 kilowatt qui fournit 20% à la consommation électrique quotidienne. Il ajoute que ce projet est pertinent du point de vue environnemental, parce qu’il réduira les émissions de carbone d’environ 240 tonnes métriques par an. « Ce projet est aussi pertinent du point de vue financier, parce que nos économies en dépenses énergétiques paieront le projet en l’espace de 20 ans », confie Andrew Young. En effet, il a indiqué que l’installation de ce projet solaire et d’un système de recyclage de l’eau, la plantation de 125 arbres et d’herbes résistantes à la sécheresse, et même la mise en place d’une ruche, ont ensemble démontré l’engagement des USA en faveur de l’environnement au Burkina Faso. « Pour cette raison, l’ambassade américaine de Ouagadougou a récemment été récompensé par le premier prix pour l’Afrique et le deuxième prix mondial dans l’Initiative de diplomatie verte du département d’État », a souligné Andrew Young. Pour ce dernier, cette modeste initiative écologique que fait l’Ambassade des États-Unis est une réflexion des efforts déjà très largement mise en œuvre par l’Etat et le secteur privé burkinabè avec des projets comme la centrale solaire de 33 mégawatts de Zagtouli. « Une énergie durable et respectueuse de l’environnement est la clé de la croissance économique et de la prospérité. Contribuer à la croissance du secteur de l’énergie au Burkina Faso est une priorité essentielle de l’ambassade des États-Unis », foi du diplomate américain. Power Africa, poursuit-il est un autre outil pour faciliter le développement énergétique au Burkina Faso, un partenariat unique piloté par l’USAID qui réunit douze agences gouvernementales américaines ainsi que quinze partenaires bilatéraux et multilatéraux. A l’entendre, Power Africa vise à faciliter une nouvelle production d’énergie de 30 000 mégawatts pour l’Afrique subsaharienne d’ici à 2030, fournissant ainsi 60 million de nouvelles connexions à 300 million d’Africains et mobilisant plus de 50 milliards de dollars de financement du secteur privé et ailleurs. « L’énergie solaire est une opportunité pour le Burkina Faso », s’exprime Béchir Ismaël Ouédraogo à la suite du diplomate américain. Pour lui, c’est très simple un pays comme le Burkina Faso qui a des ressources très limitées, « il faut aller vers des solutions qui vous permettent d’économiser et d’avoir une énergie accessible à tout le monde ». A l’en croire, l’énergie solaire est donc la solution pour tout le monde. Et pour ce faire, il a laissé entendre que le gouvernement s’est engagé à faire du Burkina Faso le leader en matière d’énergie solaire dans la sous-région.

Thierry AGBODJAN

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