Crise au sein du conseil municipal de Logobou : La version du maire et ses collaborateurs

 

Une conférence de presse a été organisée par le Maire de la commune de Logobou le jeudi 5 avril 2018 à Ouagadougou. L’objectif, faire l’état de la situation qui prévaut dans ladite commune.

 

 

En effet, la crise dans la commune de Logobou a débuté depuis l’élection de Kondioa Yonli comme maire de la commune. Un poste qui était également convoité par David Ouali le cerveau des frondeurs.

 

 Les faits remontent à la session du 14 juin 2017 où le maire aurait transmis aux conseillers tous les documents des comptes administratifs et comptables y compris l’exécution budgétaire. Le conseil municipal, unanimement a reconnu que les documents comportaient des irrégularités dans l’enregistrement des recettes de la collectivité de la mairie. C’est suite à ce constat que David Ouali accuse le maire de détournements de fonds destinés à des investissements et des recettes de la commune. Ainsi une plainte aurait été déposée le 11 septembre 2017. A l’issue de la plainte, un audit a été effectué par une équipe du trésorier régional de l’Est. Et, les conclusions ont révélé qu’aucune recette n’a été détournée, mais plutôt des décalages de dates d’enregistrement des recettes au niveau du trésor de Diapaga.

 

Par ailleurs, c’est à l’issue de cela que le MATD a dépêché une mission d’inspection pour non seulement s’assurer du reversement effectif des recettes de la commune, mais aussi vérifier le respect des procédures de la commande publique. Aux termes de cette investigation, la mission est parvenue à la conclusion que « la gestion financière de la commune de Logobou connait des insuffisances…, mais la mission n’a pu relever des cas de détournements de la part du Maire… ».

 

Ainsi les détracteurs du Maire prétextent qu’il a détourné cinquante-sept (57) millions dont cinquante (51) et millions sur la seule ligne budgétaire.

 

Toutefois à la question de savoir si la perception de vingt-cinq milles (25 000) francs par amont de culture était normale ? Le Maire répond qu’il avait été décidé en conseil d’ériger les amonts de cultures en village. Les vingt-cinq milles (25 000) devaient servir de frais d’érections de ces amonts de cultures en village. Il fallait faire face à des dépenses pour la réalisation du projet d’où ces cotisations. Mais, il ajoute que les cotisations avaient été remboursées.

                                                                                                                                               Ousséni KOUANDA 

 

 

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