Demande de démission de Elisée Kiemdé : Le député accusé de connivence avec des partis politiques adverses pour nuire à l’UPC

Le 27 septembre 2017 les secrétaires généraux des sous-sections UPC du Bazèga ont publié une lettre ouverte adressée au député Elisée Kiemdé dans laquelle ils ont demandé sa démission entant que député du parti du lion. Le jeudi 5 octobre 2017, ces secrétaires généraux étaient face à la presse pour expliquer davantage les motivations de la demande de démission du député.

Elisée Kiemdé député de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) est devenu « persona non gratta » au sein du parti. Exclu le 20 juillet 2017 par le bureau politique national du parti du lion, le 27 septembre 2017, les secrétaires généraux des sous-sections UPC du Bazèga vont demander sa démission entant que député du parti dans une lettre ouverte. Ce sont deux évènements qui ont été largement relayés par les médias burkinabè. Ce jeudi 5 octobre 2017, les auteurs de la lettre demandant la démission du député étaient face aux hommes de médias pour leur expliquer les raisons de leur exigence. Si le refus d’obéir à la discipline du parti du Lion lors du vote de la loi sur les Partenariats publics privés (PPP) est la goute d’eau qui a fait déborder le vase, les secrétaires généraux des sous-sections UPC de bazèga par la voix de Bassiri Clément Pacmogda, secrétaire général de la sous-section de Kombissiri, accusent Elisée Kiemdé d’être de connivence avec des partis politiques adverses pour nuire à l’UPC ; de désertion des réunions du parti depuis près de deux ans et de refus de s’expliquer. Ils l’accusent également d’avoir personnellement entamé sa sombre besogne en envoyant des émissaires auprès de militants du parti pour leur promettre monts et merveilles contre la trahison. Les SG ne s’arrêtent pas là. A en croire Bassiri Clément Pacmogda, le député s’est illustré négativement en s’accaparant la contribution financière du parti et des autres contributions à l’interne qu’il a gérées dans l’opacité totale ; il n’a jamais été en contact avec les militants d’aucune commune après plus de 20 mois de législature ; il ne demandait à aucun responsable de sous-section si le parti vivait ou non dans sa commune alors qu’il est le correspondant du parti dans la province ; il a commencé à démobiliser les militants afin qu’ils quittent le parti suite à son choix à jouer son rôle de parti d’opposition ; il n’a même pas réussi à mettre en place la structure provinciale du parti depuis sa création en 2010.
Il faut dire que c’est tous ces manquements reprochés à Elisée Kiemdé qui auront valu non seulement son exclusion de l’UPC, mais aussi la demande de démission émise par les secrétaires généraux des sous-sections de la province de Bazèga. Si ce dernier semble faire la sourde oreille, le point de presse de ce jeudi 5 octobre 2017 a été l’occasion pour le principal conférencier de réitérer ladite exigence. Il déclare : « les militants et militantes UPC du Bazèga exigent dans les plus brefs délais que le député Kiemdé démissionne de l’Assemblée Nationale pour que le mandat qu’ils ont acquis des hautes luttes leur revienne ». L’on peut considérer cette phrase comme étant le dernier avertissement lancé à l’endroit du député exclu au regard de la phrase qui suit ; « les lions, lionnes et lionceaux du Bazèga se réservent le droit d’entreprendre toute action qu’ils jugeront utiles pour réclamer leur siège dont le député veut faire sa propriété ».
Dans cette situation, chacun choisi son camp. C’est le cas du porte-parole de l’UPC, Rabi Yaméogo qui a rassuré les conférenciers du jour sur la solidarité du parti. Il estime en effet que le parti est solidaire aux actions qui seront entreprises contre Elisée Kiemdé. Il rappelle que le mandat c’est pour le parti et non pour le député. Pour couronner le tout, le porte-parole rappelle que le logo du parti est un Lion et non la photo de Elisée Kiemdé.

Thierry AGBODJAN

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