Disparition de plus de 900 millions à retourner à l’ex-DG des douanes Guiro : Le procureur général Laurent Poda apporte un démenti

Le parquet général près la cour d’appel de Ouagadougou a animé un point de presse ce mardi 11 avril 2017. Cette conférence de presse vise à apporter une réponse à un article posté sur la page Facebook de « Le soir » qui fait état de ce que la somme de 900 millions qui devraient revenir à l’ex DG des douanes Guiro Ousmane, auraient disparue à la justice.

En rappel, le dossier Guiro Ousmane a été jugé lors de la session de juin 2015. A l’issue des débats, Guiro Ousmane a été déclaré coupable des faits de corruption et de violation de la législation relative au contrôle des changes et condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis outre dix millions de francs d’amende. La cour a également ordonné la confiscation du scellé à hauteur de 900 millions outre les devises étrangères.

Selon Laurent Poda, procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou, à la suite de ce verdict, le parquet général s’est pourvu en cassation le 22 juin 2015.

Par arrêt n°015/2016 du 25 août 2016, la Cour de cassation a cassé l’arrêt de la cour d’appel de Ouagadougou et renvoyé la cause et les parties devant cette même cour autrement composée, dit le procureur général.

C’est dans l’attente de la reprogrammation du dossier qu’est donc paru l’article au contenu très tendancieux et dont le parquet général a jugé utile et nécessaire d’apporter des éléments de réponse.

« Ce qu’il faut retenir pour l’essentiel, c’est que nous avons reçu une correspondance des conseils de l’Etat en date du 02 février  2017 nous sollicitant l’ouverture des cantines contenant les sommes d’argent déposées entre les mains de la trésorerie régionale du centre, à l’effet de procéder à la réintroduction dans le circuit financier », confie Laurent Poda.

Par correspondance en date du 23 février 2017, le parquet général a estimé que le lieu où sont entreposées ces sommes d’argent depuis 2011 peut, à long terme, être cause de détérioration de billets, ce qui serait préjudiciable au bénéficiaire final. Aussi, comme les billets même ne sont pas en cause, et qu’il s’agit de bien fongibles dont l’équivalence pourra être représentée, il a, en tant que représentant de la société, pris la décision d’autoriser que ces sommes soient réintroduites dans le circuit financier et d’assumer cette décision plutôt que d’avoir à déplorer et à regretter plus tard la détérioration de ces billets dont les conséquences seraient très graves.

Du reste, déclare le procureur général, monsieur Guiro Ousmane n’a pas à craindre dans la mesure où il sait qui est le gardien de ces sommes d’argent. Le jour où il sera ordonné une restitution totale ou partielle de cet argent, il saura à qui s’adresser.

Dieudonné LANKOANDE

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