Indice de privation de l’enfance : Le Burkina 65e sur 175 selon Save The Children

Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a reçu en audience respectivement le bureau de l’association Leadership innovation entreprenariat (LIEN) et une délégation de l’ONG Save The Children le lundi 16 juillet 2018. Avec le premier les échanges ont porté sur les difficultés que rencontrent les chefs d’entreprise au quotidien. Quant à la délégation de Save The Children, elle a demandé l’implication du chef du gouvernement dans son combat pour l’épanouissement des enfants.

Les questions d’actualité, d’économie et de développement du Burkina étaient au cœur des échanges qui ont eu lieu entre le chef du gouvernement Paul Kaba Thiéba et le bureau de l’association Leadership innovation entreprenariat (LIEN) ce lundi 16 juillet 2018. Conduit par le promoteur de l’hôtel Sissiman et de la compagnie de transport Elitiss, Roland Achille Sow en sa qualité de président de ladite association, il a confié que ses collaborateurs et lui ont fait le déplacement à la primature, pour rassurer le patron du gouvernement que les chefs d’entreprises composants l’association qu’il dirige sont engagés avec lui sur le chantier du développement du Burkina Faso. A l’en croire, les échanges ont également porté sur les difficultés que ces derniers rencontrent au quotidien notamment les questions d’énergie, de financement, d’accès au financement à travers les structures de financement qui existent au Burkina Faso. C’est donc confiant que le bureau repart de la primature si on analyse les propos de Roland Achille Sow. Il a en effet souligné que le patron de l’exécutif Burkinabè a prêté une oreille attentive aux préoccupations qui lui ont été posées. Il confirme qu’à son tour, le Premier ministre leur a prodigué des conseils ; que le bureau du LIEN considère comme étant un gage du gouvernement à accompagner le secteur privé moteur de l’économie a-t-il conclu.
Il faut rappeler que le LIEN est une association créée le 16 juillet 2018 à Bobo-Dioulasso. Il est composé de 52 chefs d’entreprises et vise la promotion du succès, du développement des activités économiques du Burkina.

Save The Children prend les armes contre le mariage forcé

Après les chefs d’entreprises, c’est une délégation de l’ONG Save The Children Burkina Faso, conduite par la directrice, Emilie Fernandes qui a été reçue par le chef du gouvernement. Elle a confié avoir rencontré son hôte afin de lui présenter l’organisation sur le plan international et les actions qu’elle mène au Burkina Faso. Par la même occasion, elle a indiqué lui avoir remis un rapport sur l’indice de privation de l’enfance dans notre pays. Le dernier point sur lequel les deux ont discuté, est lié à l’engagement du chef du gouvernement pour la fin du mariage des enfants a-t-elle confié. A ce sujet, elle a invité Paul Kaba Thiéba à accompagner l’ONG dans sa lutte pour que le code de la famille et des personnes soit révisé afin que l’on mette rapidement fin au mariage des enfants.
Revenant sur le rapport, Emilie Fernandes a affirmé qu’il est issu d’une analyse de 175 pays sur différents indicateurs tels que la déscolarisation, les grossesses précoces, le travail des enfants, le mariage forcé, etc. qui selon elle, privent les enfants de leur enfance. A l’en croire, le Burkina Faso est classé 65e sur 175 par le rapport. Au regard de ce classement, elle a invité le patron de l’exécutif burkinabè à s’investir plus dans les actions qui vont permettre de protéger les enfants. Elle a d’ailleurs le sentiment que son plaidoyer n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Selon ses confirmations, le Premier ministre a prêté une oreille attentive à la présentation du rapport qui lui a été faite. Elle confirme également que ce dernier lui a demandé de ne pas hésiter à frapper à sa porte, en cas de besoin tout en engageant sa responsabilité à accompagner l’ONG dans son combat. En attendant, Paul Kaba Thiéba a promis instruire les personnes techniques, ses conseillers qui vont analyser le code de la famille afin de voir dans quelle mesure sa révision et le vote peuvent se faire, foi de la directrice de l’ONG au Burkina.

Thierry AGBODJAN

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