Infrastructures routières : Un nouveau pont trône fièrement sur le fleuve Mouhoun

Le nouveau pont construit par l’entreprise française, SOGEA SATOM sur le fleuve Mouhoun a été inauguré le vendredi 28 septembre 2108, par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, accompagné du ministre des infrastructures, Eric Bougouma. Ce pont mixte, long de 106,2 m et large de 1331,2 m, dont la construction a été financée par l’Union européenne, à travers le Fonds européen de développement (FED) à hauteur de 10 millions d’euros, soit 6, 7 milliards de francs CFA va permettre la fluidité du trafic ainsi que la sécurité routière.

Un nouveau pont trône fièrement sur le fleuve Mouhoun. Long de 106,2 m et large de 1331,2 m, ce pont mixte dont la construction a coûté 10 millions d’euros, soit 6, 7 milliards de francs CFA, a été financée par l’Union européenne, à travers le Fonds européen de développement (FED). Il s’agit d’un ouvrage de qualité qui a été mis à la disposition des usagers par l’entreprise française, SOGEA SATOM à qui l’exécution des travaux a été confiée, foi du ministre des infrastructures, Eric Bougouma, qui s’est basé sur le rapport de la mission de contrôle. Il l’a confirmé le vendredi 28 septembre 2018, à Boromo, où il a pris part à l’inauguration du pont en question ; inauguration procédée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Mettre donc ce joyau à la disposition des usagers, s’est respecté les engagements pris à en croire le chef de l’Etat qui estime que l‘ouvrage va améliorer le transport à l’intérieur du pays. Son avis est partagé par le représentant des partenaires techniques et financiers, Jean Lami qui souligne que la construction de ce pont est essentielle, pour la fluidité du trafic ainsi que la sécurité routière. Il a pour sa part lancé un appel à l’endroit des usagers : « si on veut que les infrastructures durent, il ne faut pas les surcharger au risque de les abimer voir de les détruire ». Son appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd car il sera rassuré par le représentant des usagers et transporteurs, Yssoufou Maïga. Tout en saluant l’effort fait par le gouvernement, il va rassurer sur le bon usage du pont mixte.

C’est donc étant rassuré que Jean Lami est revenu sur l’excellente coopération qu’entretiennent le Burkina Faso et l’Union européenne notamment dans le domaine d’infrastructures routières. A l’en croire donc, depuis le premier Fonds européen de développement, l’UE a toujours financé le Burkina Faso dans le secteur des transports, ce qui a permis notamment le bitumage et la réhabilitation au total d’environ 1320 km de routes à ce jour, sur l’ensemble du réseau routier du pays. Il rappelle que dans le cadre de l’appui au Burkina Faso, la construction du pont inauguré sur le Mouhoun fait partie d’une convention de financement sur le 10e FED. Ceci dénote de l’excellence des relations entre l’UE et le pays des Hommes intègres ; un fait que le chef de l’Etat n’a pas manqué de saluer.

Les confidences de Eric le « Bulldozer » sur les instructions du chef de l’Etat

Il faut rappeler que cette inauguration est la 12e du genre depuis l’arrivée de Roch March Christian Kaboré au pouvoir. A en croire le ministre des infrastructures, Eric Bougouma, la 12e est la seule qui a été financée par les partenaires au développement et les 11 autres ont été financés par le budget de l’Etat. Afin de montrer que le gouvernement dont il fait partie ne dort pas ; en réponse aux adversaires politiques qui pensent le contraire, il va rappeler que seulement en deux ans et demi à la tête du pays, le gouvernement a démarré et ou achevé 800 km de bitumage de route. Il confie que plus de 15 000 km de routes sont en travaux d’entretien, et que plus de 1 775 km de pistes rurales sont achevées à ce jour. Se basant donc sur ces statistiques, il pose alors la question suivante : « Est-ce qu’un gouvernement qui dort peut inaugurer ce pont et réalisé tous ces projets ? ». En guise de réponse le monde présent à la cérémonie va répondre par la négation. Cette réponse va satisfaire le ministre qui va reconnaitre cependant que beaucoup reste à faire. Confiant que le président du Faso a pris l’engagement de transformer le Burkina en profondeur, pour bâtir une économie forte, et pour bâtir une croissance durable, Eric le « Bulldozer » va confier que sur instruction de son patron, la route Sakoincé-Koudougou soit entièrement réhabilitée. Il souligne que la même instruction a été donnée pour que dans les prochaines semaines, les travaux de bitumage des routes : Fada N’Gourma-Bogandé ; Boulsa-Diapaga ; Dori-Gorom-Gorom ; et Tougan-Lanfira soient lancés. Une information qui va ravir les « Ouagalais », c’est le lancement dans le mois d’octobre, des travaux de bitumage de l’autoroute de contournement de la ville de Ouagadougou. Eric « BB béton bitumineux » rassure que la mobilisation des fonds qui sont évalués à plus de 180 milliards de francs CFA est effective et le marché a été attribué à une entreprise burkinabè dans le cadre du partenariat public privé (PPP). Il soutient que l’exécution de ces projets, sera financée par le Fonds spécial routier du Burkina Faso ; lui, financé entièrement par des banques burkinabè. Ses propos seront confirmés par le patron de la cérémonie, le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré qui va déclarer : « au-delà de l’apport des partenaires, nous devons nous même avoir nos propres ressources pour faire nos investissements ». Pour ce qui est du bitumage de la route Ouahigouha-Tougan le ministre a confirmé que l’un des partenaires a donné son accord. Comme quelqu’un l’a dit, le développement d’un pays passe par le développement des infrastructures. Le gouvernement en a conscience et c’est la raison pour laquelle il investit tant dans la construction des infrastructures.

Thierry AGBODJAN

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