Burkina : « les bases militaires étrangères sont là pour infantiliser nos armées » a déclaré Christophe Bado

Six organisations de la société civile regroupées autour d’un collectif ont donné une conférence de presse ce jeudi 04 avril 2019 pour annoncer la tenue des  « journées de dénonciation du terrorisme et de l’impérialisme » les 13 et 14 avril prochain. Ces journées qui se tiendront dans les arrondissements 1 et 2 de Ouagadougou seront placées sous le cigle de la sensibilisation sur les interactions entre le terrorisme et l’impérialisme. Elles se veulent émancipatrices. Le porte parole des organisations a estimé au cours de cette conférence que la présence des bases militaires « infantilise » les armées des pays concernés.

Les 48 heures de dénonciation du terrorisme et de l’impérialisme seront organisées par des organisations de la société civile telles que la CDAIP, la CCVC, le comité MBDHP de SITARAIL, la sous-section ODJ de Baskuy, les comités F-SYNTER des arrondissements 1 et 2 et la sous-section SYNTSHA du CHU/Yalgado Ouédraogo. Elles ont choisi pour thème : « Le terrorisme : produit et moyen de domination, d’oppression et d’exploitation des peuples par l’impérialisme ».

Le choix du thème se justifie selon les organisateurs par le contexte social du Burkina Faso marqué par la montée du terrorisme et de l’impérialisme. Selon le porte parole du collectif Christophe Bado, les deux concepts sont liés d’autant qu’il reproche aux bases militaires étrangères de se servir du terrorisme pour semer le chaos dans les pays concernés en vue de piller leurs ressources naturelles.

« Ce qui intéresse les bases militaires étrangères, c’est d’instaurer le chaos car, le chaos leur permet de piller les ressources des pays. Ces ressources sont l’or, le coton, le manganèse,…leur stratégie, c’est de dire que l’Etat burkinabè n’a pas une armée capable de combattre le terrorisme. Lors de l’attaque de Cappuccino par exemple, on a dû attendre qu’un bataillon de l’armée française vienne du Mali pour que l’assaut soit lancé. Cela veut dire que les bases militaires étrangères travaillent à infantiliser nos armées. Il s’agit pour elles de dire que nos armées sont incapables en vue de justifier leur présence sur notre territoire » a-t-il expliqué.

Il a aussi précisé que malgré la présence des forces étrangères sur le sol burkinabè, les attaques terroristes sont récurrentes au grand dam de tout leur arsenal militaire. Ce qui amène le collectif à s’interroger sur le motif réel de leur présence au Burkina Faso. « Il ne faut pas se leurrer, l’objectif de ces bases militaires étrangères là, c’est de créer le chaos, faire des zones riches des lieux de non droit en vue de faciliter le pillage et tous les autres trafics illicites. Le terrorisme n’a rien avoir avec l’islam, c’est moyen qu’utilise l’impérialisme pour brader les ressources des pays » a-t-il conclu.

Les activités du collectif débuteront le samedi 13 avril 2019 sur le terrain BIIGSAANDKOAGA dans le quartier Samandin.

Ahmed CISSE

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