Le métier de démarcheur, un mal nécessaire aux Ouagalais

Ils sont nombreux ces jeunes qui arpentent chaque jour les ruelles de la capitale burkinabè pour avoir leur pitance quotidienne. La plupart d’entre eux sont des jeunes sans emploi qui ne savent que faire de leur journée. C’est dans ce contexte que certains ont trouver mieux à faire en offrant leurs services aux usagers qui n’ont pas le temps de faire certaines courses auprès des administrations publiques comme la justice ou les services publiques des transports. On les appelle généralement des démarcheurs.  Qui sont-ils réellement, que gagnent-ils dans cette activité ? Notre reporter les a rencontrés, son reportage.

« L’avantage de notre métier, c’est le fait que nous arrivons aussi à tirer notre épingle du jeu. Il y a un grand nombre de personnes qui n’ont pas le temps de venir s’aligner comme nous le faisons ici. Ce n’est pas facile de travailler dans un bureau et venir s’arrêter devant les guichets. Ce n’est pas simple. », raconte un des démarcheurs que nous avons rencontrés devant la Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) à Ouagadougou.

Pour lui, « au lieu de gaspiller de l’argent pour venir s’aligner ici, il vaut mieux donner cette somme à quelqu’un qui va faire le travail à votre place et chacun va gagner sa part », précise ce dernier.

Nous tentons de soutirer quelques mots à certains démarcheurs mais ces derniers esquivent nos questions. D’autres par contre, nous parlent franchement. C’est le cas de Ouédraogo Abdoulaye dit « Petit Alain ».

« Le travail va très bien mais nous sommes très nombreux à le faire. C’est un handicap. Parmi nous, il y a certains qui sont responsables dans les actes qu’ils posent tandis que d’autres ne le sont pas. Dans ce métier, nous gagnons notre part à travers nos petits « business ».

« Quand quelqu’un vient à notre niveau, nous ne le forçons pas à nous remettre ses papiers. C’est une affaire de confiance », raconte « Petit Alain ».   Il dit être dans le métier depuis 2009 et en a tiré un grand profit.

Nous continuons notre travail de collecte d’informations, nous tendons notre micro à un homme qui a recours aux services de ces démarcheurs. Mais il refuse de parler. Toutefois, ils sont nombreux les clients qui entrent en contact avec ces jeunes qui ont plus d’un tour dans leurs sacs pour vous livrer un document dans un délai raisonnable.

Chaque jour que Dieu fait d’autres jeunes viennent agrandir le lot de ces jeunes sans emploi en quête de leur pain quotidien. Un phénomène que les autorités doivent pouvoir endiguer en essayant d’encadrer ce type de métier par la formation adéquate.

Bessy François SENI

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