Lutte contre le terrorisme : « Il est évident qu’il faut que l’UE change sa manière de travailler avec le Burkina Faso », Birgitte Markussen

Le directeur adjoint pour l’Afrique au service européen d’action extérieur (SEAE), Birgitte Markussen a été reçu en audience par le ministre d’Etat, Simon Compaoré le vendredi 13 avril 2018. Au menu des échanges, l’accompagnement de l’Union Européenne dans la lutte contre le terrorisme.

« L’Union européenne et le Burkina Faso sont des partenaires très proches et nous travaillons ensemble dans tous les domaines ». Cette déclaration est du directeur adjoint pour l’Afrique au service européen d’action extérieur (SEAE), Birgitte Markussen. C’est au nom de ce partenariat qu’elle a séjourné dans la capitale burkinabè du 11 au 14 avril 2018. Reçu en audience par le ministre d’Etat, Simon Compaoré le vendredi 13 avril 2018, elle a confié que les échanges ont porté sur la situation sécuritaire du pays. A l’en croire, ils ont échangé sur les causes profondes du mal de même que sur ce qu’il faut faire pour assurer non seulement la sécurité, mais aussi le développement dans tout le pays. Soucieuse de venir à bout de ce phénomène, Birgitte Markussen a estimé qu’il est évident qu’il faut que l’UE change sa manière de travailler avec le Burkina Faso.
Il s’agit d’une démarche saluée par le ministre d’Etat, Simon Compaoré qui a confié à son invitée que pour venir à bout de ce fléau, le gouvernement a mis en place le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS). Il estime qu’il consiste à donner de l’eau, de l’éducation, de la santé, des routes, de barrages aux populations du Sahel et du nord du Burkina ; des zones affectées par les actions terroristes. Il explique que ce programme a été initié pour lutter contre le chômage des jeunes, le désœuvrement des femmes. Le ministre d’Etat a rappelé que la mise en exécution du PUS est accompagnée par l’Union européenne à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA. Il est revenu sur une seconde branche qui est purement militaire selon lui. Simon Compaoré a confirmé qu’elle se décline à travers un certain nombre de projets notamment le Programme d’appui à la sécurité (PAPSI) qui est en cours de finition. « Il sera remplacé avec d’autres projets pour permettre la formation des éléments de défense et de sécurité, les outiller pour renforcer notre capacité de résilience face à toutes ces attaques dont nous sommes la cible » a-t-il soutenu.

Thierry KABORE

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