Mise en oeuvre du PNDES : Quand le Ministre Harouna Kaboré se sent redevable au peuple burkinabè

Le lundi 7 janvier 2019 le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et ses différents collaborateurs ont rencontré la presse  en vue de faire le bilan de l’année 2018 sur la gestion du dit ministère. Pour Harouna Kaboré, cette activité rentre dans le cadre d’un devoir de recevabilité à l’endroit du peuple burkinabè.

Le Ministre dit avoir fait de la transformation des produits locaux son cheval de bataille dès les premières heures de sa prise de fonction conformément à l’esprit du Plan National de Développement économique et social (PNDES). A cet effet, il affirme à l’entame de son propos avoir mis en place avec ses collaborateurs le Programme d’Actions Prioritaires (PAP) qui vise à la dynamisation des secteurs dont s’occupe son ministère et la mise en oeuvre des politiques sectorielles.

Le ministre du commerce Harouna Kaboré au centre

Le bilan des actions menées par le ministère portent essentiellement sur quatre grands axes. Plusieurs réformes ont été effectuées et de nombreuses entreprises ont bénéficié de financement et de formations en 2018, selon le ministre. Il ressort également que beaucoup d’entreprises ont vu leurs situations être régularisées grâce aux différentes réformes. Le conférencier affirme à cet effet qu’on peut citer en exemple, “la création de 12 206 entreprises au niveau des CEFORE ; l’appui-conseil et la formation de 21 188 entreprises”.

Côte industriel, le Ministre affirme qu’il y a une nette avancée même si beaucoup reste encore à faire. C’est pourquoi dit – il, le Plan d’Industrialisation Accéléré (PIA) a été mis en place et vise l’objectif de la création des unités de transformation dans les secteurs du “bétail-viande, le coton-textile, ainsi que les carrières et matériaux de construction”. Aussi, il est à noter selon lui “le financement de projets innovants d’un montant d’un milliard cent-quatre-vingt millions sept cent cinquante et cinq mille cent cinquante (1 180 755 150) F CFA”.

En ce qui concerne le commerce, plusieurs réformes ont été effectuées. La lutte contre la fraude, la concurrence déloyale, le contrôle de la qualité des produits, ainsi que la régulation des importations sont des acquis considérables. C’est ainsi que selon le ministre, “plus de 80 unités de fabrication d’eaux préemballées, d’huiles alimentaires, de ciment, de fer à béton ont été contrôlées. Pour le cas spécifique des unités de production d’huiles alimentaires disposant d’une autorisation de mise sur le marché, sur 27 unités contrôlées, 26 ont été jugées conformes”.

Une vue des participants

Dans le domaine de l’artisanat, on note également des progrès selon le ministre. L’ensemble des réformes, de la formation des artisans et leurs financements ont permis de mieux booster le développement du secteur. Au titre de l’année 2018, “l’octroi de crédits aux entreprises artisanales à des conditions souples de garantie, a permis le financement de 106 artisans pour un montant de 510 622 950 FCFA”, poursuit le Ministre.

“En termes de perspectives, mon département s’inscrit dans une dynamique de consolidation des acquis que nous avons déjà engrangés, d’accélération et d’aboutissement des chantiers entamés”, Harouna Kaboré.

Pour le conférencier du jour, il y a certes des acquis de l’action de son département en 2018. Cependant, il dit reconnaître qu’il reste encore d’innombrables défis à relever. C’est pourquoi dit – il, son département entend consolider les acquis déjà engrangés tout en poursuivant l’objectif de pouvoir transformer la plus grande partie des produits locaux dont les produits agricoles à 25% à l’horizon 2020.

 

Nourdine CONSEIBO

nconseibo@gmail.com

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