Présidentielle de 2020 : La diaspora pense à présenter son candidat

Ce jeudi 9 août 2018 à Ouagadougou, la diaspora burkinabè réunie au sein du mouvement politique C’est le moment s’est prononcée sur le débat portant sur le nouveau code électoral qui a été adopté le 30 juillet dernier. Après avoir félicité le gouvernement pour ce qui concerne l’adoption du code électoral, le président du mouvement, Moumouni Pograwa venu de la Côte d’Ivoire, a invité la classe politique burkinabè à cesser les débats qu’il qualifie de futiles et à se concentrer sur les vrais débats démocratiques qui puissent avancer la démocratie au Burkina au lieu de la distraire.

Le nouveau code électoral, c’est ce qui fait l’actualité au Burkina Faso depuis le 30 juillet 2018 date de son adoption par le parlement. Après les partis politiques, c’est autour de la diaspora burkinabè de rentrer dans la danse. Elle a donné sa position sur le débat portant sur le nouveau code électoral. Il faut rappeler que pour ce qui concerne ledit code, ce sont trois points qui divisent la classe politique dont deux qui concernent directement la diaspora burkinabè. Il s’agit de la question du retrait de la carte consulaire comme document de votation et celle de l’utilisation uniquement des ambassades et consulats comme bureau de vote.
Pour le président du mouvement politique C’est le moment, Moumouni Pograwa qui a félicité le gouvernement pour ce qui est de l’adoption du nouveau code électoral, il estime que le débat qu’il y a autour n’a pas sa raison d’être. Pour cela, il a invité les différentes formations politiques à cesser ce qu’il qualifie de débats futiles et à se concentrer sur les vrais débats démocratiques qui puissent avancer la démocratie au Burkina au lieu de la distraire.
Etonné de constater selon ses dires que depuis une décennie que la diaspora lutte pour le respect de la constitution en ce qui concerne sa participation au développement économique, social et politique du Burkina, personne en dehors de certaines OSC, aucun parti politique n’a fait son cheval de batail les droits de la diaspora ; il s’est posé la question de savoir pourquoi soudain de dizaine de partis politiques se trouvent la vocation d’avocats défenseurs des droits de la diaspora ? La réponse est toute simple selon lui. Il pense que ce débat autour de ce nouveau code est une véritable campagne politique dont il est convaincu d’avoir été planifiée sur fond d’intoxication populaire malheureuse dont le but est d’entrainer l’opinion générale dont la diaspora vers la case de la tromperie. Il voit dans ladite campagne qu’il qualifie de désinformation, un moyen de diviser davantage la diaspora qui selon ses confidences est en train de s’unir pour constituer une force politique. Rappelant au passage que le mouvement dont il est le premier responsable n’est soutenu ni par l’opposition ni par la majorité et qu’il est apolitique ; Moumouni Pograwa va confier qu’en 2019, la diaspora va organiser un grand congrès qui va regrouper tous les Burkinabè des pays du monde entier. A l’en croire, au cours de ce congrès, les participants vont débattre sur trois points à savoir : s’il faut changer le mouvement en parti politique, s’il faut présenter un candidat à la présidentielle de 2020, et si oui qui peut être le candidat. Il clarifie que ceci n’est pour l’instant qu’un projet et il confirme que ce projet de devenir une force politique fait peur. C’est donc conscient de cela, qu’il a déclaré récuser et rejeter avec la dernière énergie toute tentative de récupération politicienne de ce qu’il pense être un acquis chèrement obtenu pour la diaspora. Il va par ailleurs rappeler à toute la classe politique que la diaspora n’appartient à personne ; avant de l’interpeller à la retenue et à opter pour la solution du dialogue. A l’endroit de la diaspora dans le monde entier, il l’a appelée à se mobiliser partout pour promouvoir le nouveau code électoral.
Avant de clore ses propos, le principal conférencier du jour est revenu sur les tentatives d’intimidations, de sabotages, d’espionnages et de menaces selon ses mots, dont sont victimes les membres du mouvement politique C’est le moment ; qu’il a dénoncées tout en appelant ceux qui pourraient avoir des avis contraires à utiliser des arguments pour convaincre.

Thierry AGBODJAN

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