Reconnaissance nationale : 940 décorés appelés à travailler davantage

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a présidé la cérémonie de décoration de940 personnes physiques ou morales le mardi 5 décembre 2017. La cérémonie qui s’est déroulée à la présidence a été marquée par la distinction faite à 406 personnes dans l’Ordre national et 534 dans l’Ordre de mérite.

Ils ont servi avec abnégation leur Nation. Leurs efforts ne sont pas restés vains ; car ce mardi 5 décembre 2017, le Faso leur sera reconnaissant. Ils seront distingués parmi des millions par la présidence du Faso. Il s’agit en effet de 940 personnes physiques ou morales qui ont été distinguées soit de la médaille dans l’Ordre national, soit de la médaille dans l’Ordre du mérite. Ce sont des distinctions dont peuvent rêver tous citoyens responsables qui se battent pour le meilleur de leur pays. Pour ce qui est de la première distinction, les récipiendaires étaient au nombre de 406 à avoir été décorés. Parmi eux, 45 ont été élevés au rang de Commandeurs dans l’Ordre national et trois ont reçu la distinction de dignité de grand officier dans l’Ordre national. Il faut le rappeler, l’Ordre national est destiné à récompenser les mérites personnels et les services éminents, civils ou militaires rendus à la Nation. Elle est la distinction honorifique la plus élevée du pays. En ce qui concerne l’Ordre du mérite, 534 personnes ont été distinguées. Il est destiné à récompenser toute personne qui ce serait distinguée par son dévouement, sa valeur professionnelle, la durée et la qualité de ses services publics ou privés. Dans l’ordre du mérite, deux méritant ont été élevés au rang de grand officier.

Ce mardi 5 décembre 2017, ils sont les élus car sur des millions, ils ne sont que 940 à avoir été décorés. C’est parce qu’ils le méritent et ce n’est pas le médiateur du Faso, Sanra Sérémé qui dira le contraire. Elevée au rang de l’Ordre national, elle voit cette distinction comme non seulement le couronnement des plusieurs années de sacrifice pour son pays ; mais également comme une interpellation à l’endroit des 940 à s’engager davantage et être plus proactif pour le Burkina Faso. C’est donc s’inscrivant dans cette logique, qu’elle promet de continuer à se battre toujours pour son pays le Burkina Faso. Théophane Valentin Sissao, chargé de missions au ministère de la Santé, ira dans le même sens qu’elle. Après une trentaine d’année de service rendu, il a été élevé au rang de chevalier de l’Ordre national. Il confie que cette distinction est le couronnement de 34 années de service. Cela ne signifie pas la fin des efforts selon lui ; plutôt une invite à mieux faire, à travailler davantage. C’est inscrivant dans cette vision, qu’il a confirmé donner le meilleur de lui-même pour le reste des années de service qui est à son actif. Pour sa part, il a invité ses collègues à qui il a dédicacés sa distinction à travailler avec abnégation et être patient, car « leur tour viendra » a-t-il soutenu.
Si des personnes physiques ont été distinguées, des personnes morales également l’ont été. C’est le cas du Centre d’étude et d’appuis conseil en travail social (CEATS). Il s’agit d’un centre qui intervient dans la lutte contre les violences en milieu scolaire et l’incivisme ; une lutte qu’il mène depuis plus de trois ans déjà avec l’appui et l’accompagnement de ses partenaires financiers et techniques. Son coordonnateur national, Bélibi Nébié qui a représenté le centre lors de la cérémonie de décoration, considère cette distinction comme étant le couronnement des efforts fournis par le centre dont il a la gestion en faveur des élèves surtout les plus démunis. Il renchérit : « les autorités burkinabè reconnaissent le mérite du travail que nous faisons sur le terrain ». Face à ce fait, il n’a pas hésité à saluer les efforts que fournissent ses collaborateurs chaque jour que Dieu fait. Le coordonnateur national a profité de l’occasion pour les inviter à l’excellence, à mieux faire et à travailler davantage et toujours en faveur des élèves en général et en particulier des défavorisés. Pour sa part, il a rassuré qu’avec abnégation, le Centre d’étude et d’appuis conseil en travail social va continuer à lutter contre les violences en milieu scolaire ; « ce serait vraiment notre combat de tous les jours » a-t-il conclu.

Thierry KABORE

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