Tabagisme : le tabac tue plus de 4800 personnes par an au Burkina soit, plus que le paludisme

Des organisations de lutte contre le tabac et le tabagisme ont donné une conférence de presse ce vendredi 31 mai 2019 à Ouagadougou, à l’occasion de la journée mondiale sans tabac. Il s’est agi pour ces organisations de faire le point sur les dernières actualités de la lutte anti tabac au Burkina Faso. Il ressort que chaque année, le tabac tue plus de 4 mille personnes au pays des hommes intègres, soit plus que le paludisme.

Le réseau des journalistes anti-tabac du Burkina Faso (REJAT-BF), la league des consommateurs du Burkina (LCB), le mouvement Afrique contre le tabac (ACONTA) étaient face à la presse ce matin pour faire le point de la lutte anti-tabac qu’elles mènent.

Salif Nikiema, coordonnateur de l’ACONTA

Cette année le thème choisi pour la journée mondiale sans tabac est : «tabac et santé pulmonaire ». Les organisations disent avoir mené des activités de sensibilisation, de contrôle et de répression conjointement avec la police nationale les 24, 25 et 26 mai 2019.

Ces opérations ont concerné essentiellement au «contrôle d’interdiction de fumer dans les lieux publics». Pour cette année, les contrôles ont révélé que les gens fument moins dans les lieux publics selon Salif Nikiema, coordonnateur de l’ACONTA, porte parole des organisations.

Des autres points abordés par les conférenciers, on note « l’apposition des avertissements sanitaires graphiques sur les paquets de cigarettes» qui devrait être effective depuis le 7 avril 2019.

Sur la question, Salif Nikiema explique que le gouvernement burkinabè par l’entremise du ministre Harouna Kaboré a pris des engagements en vue de veiller au respect de cette réglementation par l’élaboration d’une feuille de route.

Ainsi, a partir du « 1er juillet 2019, tous les paquets de cigarettes ne comportant pas l’avertissement sanitaire illustré et écrit seront saisies et détruit » s’est-il réjouit.

«En 2018, environ 37 748 personnes sont décédées des suite d’un cancer de poumoun en Afrique» a expliqué Salif Nikiema.

L’une des première cause de mortalité dans au Burkina Faso est le tabagisme. Chaque année, le tabac tue plus de 4800 burkinabè soit, plus que le paludisme.

C’est pourquoi, les organisations de lutte anti-tabac entendent redoubler d’effort dans la sensibilisation des populations. Ils ont pour ce faire invité le ministère de la santé « à oeuvrer pour le bien-être et la santé des populations par la lutte contre le tabac et le tabagisme».

Ils ont également lancé un appel au ministère du commerce à rester ferme à l’égard des manufactures de tabac pour «l’apposition des avertissements sanitaires graphiques ».

A la police nationale, demande a été faite de systématiser les contrôles pour qu’ils se déroulent de façon quotidienne.

Ahmed CISSE

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