Affaire Yirgou : Des Burkinabè disent « plus jamais ça »

Des Burkinabè de toutes les communautés ont marché ce samedi 12 janvier 2018 à Ouagadougou pour dénoncer les tueries de Yirgou et dire non à la stigmatisation des communautés au Pays des Hommes intègres. Les « marcheurs » ont appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités pour garantir la sécurité des différentes communautés que compte le Burkina Faso. Ils souhaitent que justice soit rendue aux différentes victimes des violences communautaires au Burkina Faso.


Ce matin, des burkinabè ont marché à Ouagadougou pour dire non à la stigmatisation des ethnies, non à l’impunité et que « plus jamais de Yirgou » au Burkina Faso, martelé par le collectif des artistes unis pour la cause des victimes de Yirgou.

Le président du CISC, Hassan Barry, après avoir demandé une minute de silence pour toutes les victimes de la stigmatisation communautaire au Burkina Faso, a invité les Burkinabè à s’unir et à consolider les valeurs léguées par nos ancêtres, notamment le vivre ensemble. « Je peux dire qu’il n’y a pas d’ethnie au Burkina Faso. Il n’y a que des Burkinabè », soutiendra-t-il.

Daouda Diallo, porte-parole du CISC, a confié que le « massacre de Yirgou a fait 70 morts et plus de 6000 déplacés, des blessés et des disparus ». Il a souhaité que justice soit rendue aux victimes et que le gouvernement puisse apporter une prise en charge optimale aux déplacés et familles des victimes. Il a également prôné le vivre ensemble estimant que c’est la diversité communautaire qui fait la richesse du Burkina Faso.

L’avocat du collectif, Me Ambroise Farama, a révélé que le nombre des victimes dans cette tuerie continue d’accroître parce que certains des blessés qui étaient pris en charge dans des centres de santé ont succombé à leur blessure.

Dorcas TOURE

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