Lutte contre la détention préventive abusive : Un projet de 18 mois lancé par le CQDJ

La surpopulation carcérale, un autre sujet sur lequel la justice burkinabè est interpellée. La structure qui dénonce cette situation et qui s’engage à la combattre est le Centre pour la qualité du droit et la justice (CQDJ). Ce centre lance un projet de lutte contre la détention préventive abusive et pour la réduction de la surpopulation carcérale au Burkina Faso. C’était au cours d’une conférence de presse tenue ce mardi 12 septembre 2017 à Ouagadougou.

Près de la moitié des détenus des différentes prisons du Burkina Faso sont en détention préventive selon Sostène Ouedraogo, président du conseil d’administration du CQDJ. Et de cause à effet, cela pourrait expliquer la surpopulation carcérale dans les 20 prisons sur les 26 que compte notre pays. Face à ce problème, le CQDJ lance un projet de lutte contre les détentions préventives abusives et de réduction de la surpopulation carcérale.

Sosthène S. Ouédraogo, Président du conseil d’administration du CQDJ

« L’objectif de ce projet c’est de faire une démarche d’assistance et pédagogique, d’apporter du soutien juridique aux personnes victimes de détention provisoire abusive. Nous allons intervenir dans 5 localités du Burkina Faso », a déclaré Sosthène Ouédraogo, Président du conseil d’administration.

Les localités concernées par ce projet financé l’ONG OXFAM sont : Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou, Fada N’Gourma et Banfora. Pour atteindre les résultats escomptés, le centre déroule son calendrier d’activités lors d’un point de presse qui a réuni des acteurs de la justice et des militants des droits humains.

Une vue des invités

« 05 ateliers de sensibilisation dans chaque ville où il y a des maisons d’arrêt les plus surpeuplées, on invitera les acteurs clés de la justice, les organisations de la société civile et les médias. La deuxième activité prévue sera le monitoring des cas les plus criards afin qu’ils puissent bénéficier d’une assistance juridique et judiciaire dans le but d’accélérer le traitement et la gestion de leurs dossiers », annonce Pauline Séguelas, directrice de programme.

La durée de vie du projet est de 18 mois. A terme, le Centre pour la Qualité du Droit et la Justice produira un rapport avec des recommandations pour l’amélioration du système judiciaire et carcérale du Burkina Faso.

Dieudonné LANKOANDE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *