Au tribunal : elle reclame un million pour 4 dents arrachées

Le 30 mars dernier, le juge a donné son verdict dans l’affaire de coup et blessures volontaires contre O. Angèle. La prévenue a été reconnue coupable et condamnée à 3 mois de prison avec sursis assortis de 50 000 francs d’amende. La requête de la plaignante a été jugée fondée et mise à la charge du trésor public.

Pour comprendre ce délibéré, remontons à l’audience du 16 mars dernier. O. Angèle comparaissait pour des faits de coups et blessures volontaires occasionnés lors d’une bagarre le 12 décembre 2015 entre elle, sa mère et la plaignante.

justice2_26_2En effet, une bagarre avait éclaté entre la mère de la prévenue et la plaignante, toutes deux commerçantes au marché de Ouagadougou. La première voulant défendre sa fille qui disputait avec la plaignante reçoit une violente gifle et c’est ainsi que tout part en branle. Après que les ardeurs aient été calmées par les autres vendeuses du marché, Angèle est retournée à sa tâche. Elle devrait ouvrir un sac de marchandises à l’aide d’un couteau. C’est à ce moment que la plaignante revient à la charge. Et dans ce remue-ménage, un coup de couteau part et se loge dans le dos de K.S.

  • Que s’est-il passé ? demande le juge à la plaignante.
  • Elle m’a poignardée après que sa mère m’ait arrachée quatre dents.
  • Comment c’est arrivé ?
  • C’était pendant la bagarre, j’ai mordu la mère et c’est en retirant son bras qu’elle a arraché mes dents. Et quand j’étranglais sa fille, c’est là qu’elle m’a poignardée.

Après ces explications, c’est au tour de O. Angèle de donner sa version des faits.

  • Je ne sais pas ce que j’ai fait à cette dame. Pour la blessure comme elle a dit, elle m’étranglait et je me défendais. Le coup est parti sans que je ne fasse exprès. La défense fait remarquer que la plaignante a reçu 272 000 francs pour ses premiers soins avant le retrait de la plainte. Mais cette dernière après avoir fait un bilan médical complet a exigée la somme de 975 973 francs pour ses soins médicaux et ce, en guise de dommages et intérêts.

Yannick KABORE

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