CEP session 2018 : Le ministre de l’éducation souhaite un taux de 100% mais qui reflète le niveau des élèves

C’est ce mardi 19 juin 2018 que les candidats pour l’obtention du Certificat d’étude primaire (CEP) ont débuté l’examen qui va couronner neuf mois de dur labeur. Le lancement officiel dudit examen a été fait par le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Pr. Stanislas Ouaro au centre d’écrit Saonré. Après avoir prodigué des conseils aux candidats, il leur a souhaité bonne chance.

C’est parti pour la session 2018 du Certificat d’étude primaire (CEP). Ce sont 388 mille 897 candidats qui ont débuté l’examen ce mardi 19 juin 2018 sur une grande partie du territoire. L’examen a débuté avec la rédaction comme première matière. Le sujet auquel ils ont été soumis s’intitule : « Tu as déjà assisté à une fête. Raconte ! ». Avant donc le début des épreuves, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Pr. Stanislas Ouaro s’est rendu au centre d’écrit, Saonré où il a procédé au lancement officiel de l’examen. Ses premiers mots ont été à l’endroit des candidats. Il leur a souhaité une bonne chance. Tout en les invitant à rester concentrer durant la période d’examen, il les a déconseillés la tricherie qu’il explique est un cas de fraude qui est punie. Sa pensée s’est également tournée vers le corps enseignant qu’il a félicité. Il les a félicités parce qu’ils ont travaillé d’arrache-pied pour rattraper le retard accusé suite à la crise qui a secoué le monde éducatif en début d’année a-t-il confié.
Si derrière les candidats, l’on voit directement les enseignants qui les ont formés durant neuf mois, l’on retrouve également les parents qui durant cette période les ont également accompagné. C’est donc conscient de ce fait, que le ministre a tenu à les rassurer ; « le gouvernement travaille à mettre en œuvre toutes les actions nécessaires qui vont concourir à ce que la session se passe dans de bonnes conditions ».

 

Il faut le dire, cet examen ne se déroule pas sur l’ensemble du territoire burkinabè. En effet, les élèves en classe d’examen, qui se retrouvent dans les zones qui sont sous menace terroriste, ne prennent pas part aux épreuves a confié le premier responsable du MENA. Cependant, il rassure qu’ils ne sont pas oubliés et qu’ils prendront part à la session spéciale qui sera organisée à leur profit.
Il faut le rappeler que ce sont 388 mille 897 candidats qui prennent part au Certificat d’étude primaire de la session 2018. Sur cet effectif, le ministre a confirmé que ce sont 12 235 candidats qui se sont ajoutés comparativement à la session de 2017. Il évalue cette progression à environ 3,58%. Si l’année passée, le taux de succès au CEP est de 72%, cette année, le patron du MENA, Pr. Stanislas Ouaro a souhaité que le taux soit de 100%. « Cependant, il faut que ces 100% reflètent le niveau des élèves » a-t-il soutenu.
Il est arrivé dès fois, où des examens se déroulent avec des incidents. Ce que l’on peut dire, c’est qu’il n’y a rien a signalé de ce côté pour ce début, comme le confirme le ministre. Il sera soutenu par le chef de centre Saonré, Dieudonné Sebgo. Ce dernier a indiqué qu’au centre d’écrit dont il est le premier responsable, au départ 127 candidats ont été inscrits contre 172 candidates, ce qui donne un total de 299 candidats a-t-il soutenu. Il a confié qu’à l’issue de l’appel des candidatas fait à 6 heures 30 minutes, un seul n’a pas répondu.
Il faut rappel que le budget alloué à l’organisation de l’ensemble des examens (CEP, BEPC, CAP, BAC) est estimé à un peu plus de 14 milliards 148 millions de francs CFA.

Edoé MENSAH

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