Concours scolaire sur la peine de mort : 12 lauréats récompensés par le CIFDHA

 

Le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) en collaboration avec les organisations membres de la Coalition nationale contre la peine mort a organisé une cérémonie de remise de prix du concours scolaire ce mardi 20 décembre 2016 à Ouagadougou. Ce concours sur la peine de mort a concerné 5 établissements de la capitale burkinabè et 12 prix ont été décernés.

A l’occasion du séminaire parlementaire régional de l’Afrique subsaharienne francophone sur la peine de mort tenu les 19 et 20 décembre dernier, le CIFDHA et ses partenaires ont procédé à la remise des prix du concours littéraire sur la sentence capitale. Cette compétition a été lancée depuis le 10 octobre et a concerné 5 établissements dont le collège Notre dame de Kolg-naba et le lycée municipal Bambata. 12 prix ont été décernés soit 3 dans chacune des 4 disciplines que sont la dissertation, le poème, le slam et le slogan. Ce concours scolaire a été initié dans le but de faire participer les élèves à la lutte pour l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso. Les organisateurs se sont inspirés du fait qu’aujourd’hui, la jeunesse doit être privilégiée afin de faire en sorte que pour toutes les questions qui nécessitent une lutte ardue et de longue haleine, la jeune génération soit associée dès la base. Cela, afin de leur permettre d’avoir les rudiments et les connaissances nécessaires pour que plus tard ensemble nous puissions continuer la lutte, explique le coordonnateur du CIFDHA Etienne Kaboré. Concernant la peine de mort, nous avons voulu donner l’opportunité aux élèves des lycées et collèges de Ouagadougou, non seulement d’être sensibiliser et d’être former sur la question mais aussi de pouvoir s’exprimer sur ce sujet à travers leur propre mot sur des œuvres littéraires.

Cette activité vise donc à sensibiliser et éduquer les jeunes aux droits humains et à l’abolition de la peine de mort. Les élèves participants à ce concours ont démontré leur engagement pour le combat de l’abolition de la peine de mort au Burkina et partout ailleurs.

Rabesiaka Mamy, lauréate du 1er prix en poème

« C’est un sentiment de joie qui m’anime ce soir car pour moi, ce qui est important d’abord c’est le message à passer à travers le poème », déclare fièrement Rabesiaka Mamy en classe de 3ème au collège Notre Dame de Kogl-naba, lauréate du 1er prix pour son poème intitulé « Pour le prix d’une vie ». Selon elle, le pardon est très important envers toutes les personnes que l’on condamne à mort.

En effet, la question de l’abolition de la peine de mort continue à diviser l’opinion publique burkinabè bien que le débat ait débuté depuis des siècles. Elle est toujours d’actualité parce que l’homme n’a pas changé et l’humanité non plus. La société a évolué dans le sens de faire de certains des indésirables et des nuisibles à éliminer. Si la peine de mort existe toujours, c’est que nous avons le même comportement que les gamins, prêts à rejeter la faute sur le camarade pour le tenir responsable.

Au-delà des prix, cette jeunesse scolaire a marqué sa position abolitionniste et exhorte les autorités à débarrasser le Burkina Faso de cette peine inutile et déshumanisante. Cette cérémonie a connu la présence de parlementaires venus de la sous-région ouest africaine et des élèves tous engagés pour le respect des droits de l’homme en Afrique et dans le monde.

Dieudonné LANKOANDE

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