Grand banditisme : Cinq faux pourvoyeurs d’emplois aux arrêts

La brigade de recherches de la gendarmerie nationale de Ouagadougou a organisé un point de presse le jeudi 19 janvier 2017 à Ouagadougou. Il s’est agi de présenter à la presse un réseau de jeunes arnaqueurs de demandeurs d’emploi sur les sites miniers. Les gendarmes ont aussi mis le grappin sur une usine de production d’huile impropre à la consommation.

Au mois d’août 2016, la brigade de recherches de la gendarmerie nationale de Ouagadougou a été informée de ce qu’un réseau de délinquants bien organisé arnaquait les demandeurs d’emplois sur les différents sites miniers du pays. La gendarmerie a ouvert une enquête à cet effet. A la lumière des informations recueillies auprès des victimes, les investigations ont permis à la gendarmerie d’interpeller les individus impliqués dans cette affaire sulfureuse. Selon le commandant de la brigade de recherches de la gendarmerie de Ouagadougou, Abdoulaye Sawadogo, les présumés délinquants sont au nombre de cinq (5) personnes dont quatre garçons et une fille et tous de nationalités différentes.

Comment opèrent-ils?

Se faisant passer pour des recruteurs, les malfrats proposent à leurs victimes des opportunités d’embauche dans une mine de la place.C’est au cours du processus de recrutement que les victimes se font arnaquer. D’abord, ils envoient le message suivant à plusieurs numéros de téléphone anonymes « bonjour, comment allez-vous ? Il faut passer au bureau pour le dossier d’embauche à la mine ». Selon les gendarmes, les victimes s’empressent d’appeler pour en savoir davantage. En ce moment, ils feignent de s’être trompés de destinataire. Par la suite, un d’entre eux se présente comme étant le DRH de IAMGOLD Essakane. Après avoir obtenu les informations sur la victime, il lui propose des postes comme superviseur, chef magasinier, chauffeur etc.,tout en lui communiquant un traitement salarial mirobolant réservé auxdits postes. A partir de là, il demande un montant de vingt-cinq mille trois cent (25 300 FCFA) à chaque victime pour les frais d’inscription auprès de la secrétaire qui n’est autre que sa concubine. A entendre le commandant de la brigade de recherches de la gendarmerie de Ouagadougou, Abdoulaye Sawadogo, après cette étape, il déclare à ses victimes qu’elles doivent obligatoirement acheter une tenue de travail et une paire de chaussures de sécurité à la DIACFA tout en sachant que les éléments demandés coûtent très cher. Alors, il propose de nouveau un couturier qui pourrait les aider à moindre prix. Par ce manège, il se fait transférer des montants d’argent variant entre 40 000 et 50 000F CFA. Une fois le scénario terminé, le couple supprime les numéros utilisés et utilise d’autres pour arnaquer à nouveau d’autres victimes », a expliqué le commandant de la brigade, Abdoulaye Sawadogo, à la presse.

Qu’en est-il de l’huile impropre à la consommation ?

Alertée par des citoyens, la gendarmerie a mis la main sur un producteur d’huile impropre à la consommation humaine. A en croire le commandant de la Brigade de recherches, une équipe d’enquête s’est transportée sur les lieux et a procédé à la saisie des produits. Au total, 150 bidons de 20 litres fraichement extraits de cette usine clandestinement installée ont été saisis, à entendre Abdoulaye Sawadogo. Des prélèvements de l’huile aux fins d’analyse par le laboratoire national de santé publique ont été effectués. Ainsi, selon lui, cette analyse confirme que cette huile est effectivement de mauvaise qualité. Il a par ailleurs souligné que par leur investigation, il est ressorti de façon flagrante que les responsables de cette usine ainsi que les personnes commercialisant cette huile ont gravement enfreint à la réglementation en vigueur. Manque d’autorisation d’ouverture, manque de contrat de réalisation physique de l’unité de production par les services techniques, etc. sont les manquements qui pèsent également sur eux.

Braquages des agences Airtel money

La Brigade de recherches de la gendarmerie de Ouagadougou a évoqué aussi les cas de braquages récurrents des agences airtel money. La gendarmerie dit avoir enregistré beaucoup de braquages au cours de l’année 2016. Ils se sont accentués pendant les fêtes de fin d’année. Mais les gendarmes ont indiqué que jusque-là, ils n’ont encore réussi à arrêter un coupable. Cela est dû à un manque de communication des agents d’airtel money et le nombre élevé des agences. Ilsont souhaité que les responsables trouvent des heures de fermeture. La Brigade de recherches a, à cet effet, invité la population à plus de vigilance et de collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Elle a également saisi l’occasion pour rappeler à la population d’avoir le reflexe d’appeler les numéros verts à savoir le 10 10 pour le Centre national de veille et d’alerte, le 16 pour la gendarmerie et le 17 pour la police en cas de soupçon.

Par Théo KABSONE

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