Internet : une rencontre de la CIL et Facebook pour limiter les contenus néfastes en ligne

Ce mardi 09 avril 2019 à Ouagadougou s’est tenue une rencontre entre la Commission de l’Informatique et des Libertés (CIL) et les représentants du réseau social Facebook section Afrique de l’ouest francophone. L’objectif de cette rencontre est d’échanger sur comment limiter les contenus néfastes en ligne.

Aujourd’hui beaucoup d’internautes se cachent derrière leur écran pour poser des actes qui portent atteintes souvent aux libertés individuelles, aux données personnelles, à la vie privée, à l’ordre et à la sécurité publique. Selon Marguerite Ouédraogo/Bonané, Présidente de la CIL, l’objectif de cette rencontre avec Facebook est de travailler à réduire ces actions néfastes qui portent atteintes à l’ordre public d’une manière générale et souvent même vont jusqu’à créer des conflits fratricides.

Marguerite Bonané/Ouedraogo Présidente de la CIL à droite et Aida N’Diaye, représentante de Facebook Afrique de l’ouest francophone à gauche

Facebook est une plateforme qui a été créée pour donner à tous le pouvoir de s’exprimer et Aida N’Diaye, représentante de Facebook Afrique de l’ouest francophone comprend que dans nos pays, avoir ce pouvoir est très important pour maintenir la démocratie et la liberté d’expression. Tout de même, s’exprimer aussi vient avec des responsabilités, « donc nous sommes ici aujourd’hui pour sensibiliser les autorités ainsi que les utilisateurs par rapport aux politiques d’utilisations de la plateforme », a déclaré Aida N’Diaye.

Selon la responsable politiques publiques Afrique francophone, à Facebook, il y a ce qu’on appelle les standards de la communauté qui régissent ce qui est permis et ce qui ne l’est pas sur la plateforme. Les discours haineux sont interdits sur la plateforme, de même que les appels à la violence.

« Dès qu’un individu voit ces genres de contenus sur Facebook, il doit le signaler à Facebook ce qui nous permettra de prendre les actions nécessaires », a conseillé Madame N’Diaye.

En termes de sensibilisation et d’éducation à l’utilisation de ce réseau social, un travail reste à faire. D’où cette communication donnée par Aida N’Diaye et qui a porté essentiellement sur les politiques d’utilisations de Facebook, les politiques de Facebook par rapport à la sécurité en ligne, les politiques par rapport à la lutte contre la désinformation en ligne. Ce qui permettra un meilleur accompagnement de l’utilisation saine et constructive des réseaux sociaux, a-t-elle conclu.

Abdoulazize Bamogo, Vice-président du CSC

Les messages de nature à semer la haine, la discorde et la violence sont vraiment des éléments à encadrer sur le plan juridique.

Du reste, pour le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) à travers son vice-président Abdoulazize Bamogo, il faut voir les réseaux sociaux comme étant un outil répondant à ce droit fondamental qu’est la liberté d’opinion et d’expression. La jouissance de cette liberté par les uns ne doit pas porter préjudice aux droits des autres, a déclaré Monsieur Bamogo. C’est ce à quoi veille le CSC.

Photo de famille

Ce sont des dérives qu’il faut encadrer tout en veillant à ce que l’outil reste un moyen d’expression des opinions et aussi un outil de collaboration qui « aide aussi au développement économique et social dans notre pays », a-t-il conclu.

Dieudonné LANKOANDE

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