Syndicalisme : « Il n’y a pas deux bureaux de l’UNAPOL », Zongo Bonsdawende Armiyaho, SG

L’Union Police Nationale (UNAPOL) a rencontré la presse ce mardi 06 novembre 2018 dans l’objectif de présenter le tout nouveau bureau du syndicat et en vue d’apporter des précisions sur « l’esprit du temps » qui prévaut actuellement sur la vie de leur organisation. De nombreuses confusions existent au sein de l’opinion nationale sur l’organisation policière. Existe-t-il deux bureaux de l’UNAPOL? Les policiers répondent négatif et apportent davantage de précisions.

La police burkinabè reste l’une des polices les moins équipées de la sous-région, affirme le secrétaire général de l’UNAPOL, Zongo Bonsdawende Armiyaho

A en croire les conférenciers du jour, les policiers burkinabè sont sous-équipés en matériels adéquats pouvant permettre une plus grande efficacité sur le terrain. Ce problème qui porte un sérieux préjudice à la sécurité physique du policier tient à cœur l’UNAPOL et l’autorité compétente est de ce fait interpellée sur la question. Les hommes de sécurité désirent par conséquent que leur puissance de feu soit revue à la hausse, avec à l’appui une dotation en véhicules blindés plus adaptés à la situation sécuritaire actuelle. Aussi, il invite le gouvernement à travailler au renforcement du renseignement policier par l’opérationnalisation de la Division de la Surveillance du Territoire (DST). Le secrétaire général pense qu’à défaut de ces mesures qui permettront l’efficacité des hommes sur le terrain, il serait envisageable de réorganiser les forces. Cette réorganisation consistera à un redéploiement des forces. Ce système mettra la police au centre des zones urbaines et les autres forces à une position excentrée. Il incombe également dans un tel système de confier la mission de sécurité aux policiers.

Des inégalités constatées dans le traitement des corps militaires et paramilitaires.

«Prenons le cas du décret sur la prise en charge des victimes d’attaques terroristes. Rien n’empêchait le gouvernement de prendre un décret conjoint pour tous les FDS. Mais hélas, le gouvernement a opéré une distinction entre militaires et paramilitaires», affirme le secrétaire général Zongo Bonsdawende Armiyaho.

Le secrétaire général Zongo Bonsdawende Armiyaho

Les policiers se sentent brimés par l’autorité dans les différentes dispositions régissant les paramilitaires. Pour eux, les conséquences des missions sont les mêmes et il n’y a pas de raisons que les traitements soient différents. C’est pourquoi disent-ils, l’UNAPOL « invite le gouvernement à prendre les diligences nécessaires pour procéder à l’adoption du décret des paramilitaires dans de meilleurs délais».

Des revendications pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des flics.

Les policiers veulent une transparence dans la passation des contrats avec les banques et les sites miniers. Outre cela, ils désirent que le policier puisse s’en tenir qu’à son rôle de sécurisation des personnes et des biens lors des examens et concours plutôt que d’être utilisé comme un «Boy à tout faire». Ils disent également souhaiter la mise en place d’une mutuelle de la police nationale et le recrutement d’un cabinet d’avocat pour une assistance judiciaire des policiers. Le manque d’assistance juridique porte préjudice au travail du policier en ce sens que celui – ci se réservera face à certaines situations afin d’éviter d’être poursuivi pour ses initiatives.

De la question de cette confusion enregistrée au sein de l’UNAPOL sur l’histoire de ses deux bureaux.

«Il n’existe pas deux bureaux dans l’UNAPOL», précise le secrétaire général. Le bureau qui a été présenté en ce jour estime avoir acquis sa légitimité le 24 septembre 2018 au cours d’une séance élective qui a consacré son élection à la tête de l’organisation syndicale. Une reconnaissance légale ayant été obtenue dont le numéro de récépissé est N00000469601. Pour le secrétaire général, la crise qui a secoué le syndicat relève désormais du passé et le bureau qui a été présenté à la presse ce mardi 6 novembre a toute légalité et entend défendre les intérêts matériels et moraux des policiers.

Nourdine CONSEIBO

nconseibo@gmail.com

Stagiaire.

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