SYNTSHA/gouvernement : Le bras de fer se poursuit

Ce mercredi 18 janvier 2017, le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a convié les hommes de médias à un point de presse à Ouagadougou. Le bras de fer qui l’oppose au gouvernement était au cœur des échanges.

Rien ne va entre le syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) et le gouvernement burkinabè. Le secrétaire général du SYNTSHA Pissyamba Ouédraogo ne l’a pas caché. Au cours de la rencontre qui a eu lieu entre le SYNTSHA et les hommes de médias ce mercredi 18 janvier 2017, Pissyamba Ouédraogo n’a pas hésité à être très critique envers les autorités burkinabè. Après avoir accusé le gouvernement de mépriser la lutte du syndicat, il a confié que l’exécutif refuse de dialoguer afin de trouver une issue favorable à la crise qui est née entre les deux parties. Ce refus selon lui, se traduit par la non satisfaction des points inscrits dans la plateforme revendicative qui a été soumise aux autorités compétentes. Très critique envers le gouvernement burkinabè, Pissyamba Ouédraogo l’accuse de vouloir monter la population contre les actions du syndicat dont il à la charge à travers le manque d’informations sur la grève.
Tout en accusant les autorités d’avoir rompu le dialogue, le SYNTSHA n’exclu pas la tenue d’une autre grève afin de ramener le camp d’en face à de meilleurs sentiments. Si les agents de santé ont essuyé de vives critiques durant et après leur dernière grève sans service minimum, il se peut que la probable prochaine grève ne soit pas différente si on analyse les propos du SG qui a confié : « Nous n’avons pas le choix, nous recherchons de meilleures conditions de travail. Nous ne demandons pas de l’argent ». Il estime d’ailleurs que la grève doit être perçue comme un moyen de pression et non de démission vis-à-vis de la santé des populations. Mieux il pense que les populations doivent les soutenir dans leur lutte.
Il faut souligner que le 4 février 2017, sera tenu un conseil de direction que les membres du SYNTSHA voient d’un mauvais œil. Si le principal conférencier du jour pense que cette rencontre a pour objectif de saper la dynamique de la lutte engagée, il a appelé ses camarades à rester non seulement vigilant, mais aussi mobiliser.

Par Alex SAWADOGO

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